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La Vie de Nina
Helias
MessagePosté le: Jeu 27 Aoû - 19:53 (2009)  La Vie de Nina --> Répondre en citant

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Attention, cette fanfiction porte des propos familiers (non insultants, racistes, sexistes, choquants mais familiers)

Chapitre 1 ~ Nina, c'est moi!

Bonjour ! Bon, ba voilà, je m’appelle Nina et je suis une Nidorina… J’habite dans la région Parisienne, plus précisément dans un petit appart’ à Montreuil. J’ai vingt et un ans, presque vingt deux, je veux dire en novembre. Je bosse dans une boîte de marketing, qui gère la vente de pas mal de choses, et qui se trouve à Paris. D’ailleurs, le patron est super connu, et c’est lui qui possède la plupart des magasins de la région.
Enfin, je parle, je parle, mais je vais être en retard si je ne me bouge pas. Déjà que je suis pas mal de fois en retard, alors si en plus je le fais parce que je parle… Bref, allez, faut y aller. Je me précipite vers la porte, en prenant au passage un petit sac à main bleu vert.
Je descend quatre à quatre les escaliers, m’arrêtant juste sur le palier d’en dessous, pour voir si il y à du bruit. C’est ici qu’habite Arthur, un Nidorino qui travaille avec moi. Et je dois l’avouer, je suis sous son charme…
Bref, après avoir analysé les bruits, j’en déduis qu’il est déjà parti, et je continu de descendre les escaliers très bruyamment. Une fois en bas (il faut dire que je suis au quatrième étage), je défonce la grosse porte noir, et je me rue sur le trottoir. Je bouscule deux ou trois personnes sur mon passage, et je m’engouffre dans la station de métro la plus proche. J’entends un bruit de TER (donc le mien) qui démarre. J’accélère le pas, ignorant au passage un adolescent Reptincel qui me traite de « grosse » quand je lui écrase le pied, et j’arrive enfin sur la voie. Mais maintenant il faut que je rattrape le train. Je me rue en avant, place ma patte entre deux portes qui se referment et je me tire à l’intérieur.
Ouf, je l’ai eu à temps. J’ai failli me faire écrabouiller les doigts, n’empêche… Puis, je vois au fond du wagon, Arthur qui clapote comme un malade sur son clavier d’ordinateur. Je le rejoins et m’assied sur le strapontin à côté de lui. J’observe les espèces de graffitis qui recouvrent les murs et les sièges. On en trouve partout, des tags, c’est un peu le nouvel art de la rue, d’après le patron (notez que l’on bosse sur un projet de tasse à motif graffitis, alors tout est bon pour la vente !).
Arthur lève les yeux de son écran et me sourit. Je sens bien qu’il ne m’avait même pas remarquée avant. Je ressers ma petite cravate aux couleurs bleutées (que j’ai toujours), comme pour montrer que je suis hyper soignée. Ba, après tout ça fait trois ans que Arthur et moi bossons ensemble et sommes voisins, alors maintenant, il est au courant, que je suis une vraie tête en l’air super négligée…
-Alors, Nina, comment ça va, ce matin, me lance gentiment Arthur.
-Ba, rien de bien particulier, si ce n’est que le boss m’a demandé de gérer le dossier sur les brosses à dents fluorescentes… Dis-je en haussant les épaules. De toutes façons, il ne me confie jamais de trucs importants, à moi…
En fait, je ne dis pas ça comme ça. C’est juste que celui qui est assis à côté de moi est en ce moment chargé de gérer le projet de cafetière sans fil, que notre patron tiens très à cœur. Allez, encore trois stations et je pourrais ne plus être à côté de lui… Parce que là je sens déjà que je rougis ! D’ailleurs, je vous ai parlé du patron ? Un Brasegali qui porte toujours son éternel costard noir. En plus, on le voit hyper rarement, à croire qu’il est sans arrêt débordé (bien que je ne pense pas que ce soit le cas. J’ai déjà entendue dire qu’il avait un employé qui ne servait qu’à jeter ses déchets à la poubelle !). Bref, un  type hyper friqué et hyper snob que de simples employés ont rarement la chance de voir.
Arthur continue son bruit infernal de clapotement sur le clavier… Mais sauvée, on est arrivés. Je sors, le Nidorino derrière moi, toujours absorbé par son écran lumineux. Il est comme ça, lui, dès qu’il rédige un dossier il n’en sors plus (bien que je doute qu’il rédige toujours des dossiers… Je pense que des fois il dépense le crédit Internet, quand même !).
Je descends la petite marche, et je sors de la station. Ouf, de l’air pur, je commençais à étouffer, là dedans, ma parole ! Je marche à bon train vers un grand bâtiment de verre, c'est-à-dire la dite boîte de marketing où je travaille. Y’a au moins trois passages à traverser. D’ici que le bonhomme soit vert, j’ai le temps d’admirer le… paysage. En effet, d’immenses buildings (c’est là que les débiles se rendent compte qu’ils ont quitté Montreuil, chers lecteurs…) de bétons et de verre à perte de vue. Y’a même de discrets commerces (du genre les glaceries ou friteries à touristes) qui essaye de se faire une petite place. Il faut dire qu’on n’est pas très loin de la place de la Liberté, très prisée par les touristes, vu que c’est à Paris.
Bref, maintenant je dois traverser, j’ai enfin du vert. Par contre, faut quand même faire attention, parce que ce n’est pas en voyant un pauvre petit piéton que les voitures qui roulent à toutes berzingues vont s’arrêter, croyez-moi !
Je m’élance sur le passage clouté, et j’arrive saine et sauve de l’autre côté des passages, qui sont maintenant de nouveaux piétinés par les voitures. (Notez bien que jusqu’à maintenant, tout ce que j’ai fait, c’est courir pour échapper aux voitures ou rattraper mon train, hein !). Bref, je suis arrivée. Je m’avance dans l’allée de petits buissons en pots, bien taillés et tout en cercle. Comme il fait beau (genre ciel tout bleu avec deux ou trois nuages), et ben on pourrait presque apprécier aller au travail.
Je suis devant la porte, et je rentre, faisant tourner la porte, du genre celle qu’il y à dans les magasins Ikea, celle sui tournent et qui font bien rire les enfants. Le secrétaire, un Fouinard en costard noir, me salut, comme tous les jours où j’arrive. Je regarde l’horloge qui se situe au dessus de son bureau. Je suis en avance ! Une première, si je puis dire, même ! Arthur arrive derrière moi, salué à son tour par la bestiole aux airs distingués.
Je monte avec lui les marches jusqu’au premier étage, où nos bureaux sont installés. Quand on arrive, tous les collègues crient en cœur…
-SALUT !!!
C’est le genre de bureau où on est tous séparés, entre quatre murs, avec juste une petite ouverture sur les superbes murs bleus azurs des grandes pièces. Enfin, sinon y’a une bonne ambiance, et à la pause café, tout le monde papote. Moi, je fais sans arrêt des allés et retours dans les différentes pièces, en transportant la paperasse que je gère. Je m’installe à mon bureau, le 37. Mais y’a environ 3000 bureaux dans la boîte…
Je pose mes affaires et vide ma sacoche sur mon bureau.  Des stylos, des feuilles chiffonnées, des bidules sans intérêt, de vieux chewing-gum mâchés et une boîte complète de bonbons, ainsi que mes dossiers en tombent. Un joyeux fouillis que je range tous les trente six du mois, en fait.
Je dispose le tout aux quatre coins de la table et me saisis de l’ordinateur rangé dans un petit casier sous le bureau. Je le dépose sur la table, l’allume et attendant le chargement, je m’occupe de la plante verte dans un pot que chacun des employés a à son arrivée. Quand on arrive on reçoit aussi une lampe et un fauteuil de cuir noir. Les feuilles de la plante ont des rayures un peu jaunes, j’ai toujours trouvé ça marrant à observer.
Puis, la petite sonnerie de mon ordinateur indiquant qu’il est prêt retenti. Je reporte mon intention dessus et je m’occupe de monter la maquette des horribles brosses à dents sur un logiciel de 3D. Vraiment, des fois je me demande ce qui passe par la tête du patron pour vouloir créer un pissoir qui fait de la musique ou encore un savon pour laver le papier, vraiment… Tout ça, ça me dépasse !
Je commence à tapoter sur mon clavier (bien que je déteste ce bruit entêtant !), et Tiko, le Pachirisu qui travaille dans le bureau juste en face, passe la tête par-dessus le petit muret qui nous sépare. Il est sympa mais des fois il me tape vraiment sur les nerfs…
-Alors, Nina, tu bosses sur quoi ? Dit il en regardant mon écran. Ha, les brosses à dents… Moi, je dois créer la maquette d’un ballon carré, complément débile, je trouve, et inutile ! Et sinon, c’est quand, ta pause café ?
-Dans environ une heure, vers dix heures, quoi…
Puis, il me sourit et sa petite tête disparait derrière le muret. Je soupire, et me replonge dans mon travail. Je fini rapidement la maquette. C’est assez simple de travailler sur ce genre de bidules que les gens n’achèteront jamais, car on n’a pas vraiment besoin d’être perfectionniste… Je me dirige en traînant des pieds (comme tout travailleur qui se respecte, je n’aime pas particulièrement bosser), vers l’ascenseur. La salle des dossiers terminés est très haute dans le bâtiment, de quoi se réjouir vu que comme ça on travaille moins ! J’appuie sur le bouton qui mène vers ladite salle, et j’attends, mes dossiers dans les pattes, la tête baissée qui regarde mes pieds griffus.
Quand j’étais petite c’était mon jeu, de regarder mes pieds… Heureusement que je suis seule, je déteste avoir de la compagnie dans ce genre de petit endroit, c’est nul, on ne parle pas et en plus on est tous serrés. Mais manque de chance, vers la moitié du trajet, des abrutis qui ont entendu ma prière montent. En plus ils n’ont rien trouvé de mieux que d’être six.
Ha nan, pas lui ! Je viens de me rendre compte que parmi ces gigolos patauge Igor, un stupide Pikachu qui me drague. Il à l’air complètement débile, avec sa touffe brune sur le crâne, son appareil dentaire et ses dents du bonheur. Répugnant !
Cet abruti se met derrière moi, et là je sens qu’il me met la main aux fesses ! Mais quel malappris ! Je me retourne et lui assène une bonne droite dans sa sale tête. Ce paumé ne comprend pas ce qui se passe. Je lui vise ensuite là où je pense, et je donne un énorme coup de patte de dedans. Il hurle de douleur en se tenant entre les jambes, plus mort que vif, et surtout complètement kaput.
Bien fait ! L’ascenseur annonce alors la salle des dossiers, et je me jette dehors, pour ne pas avoir la tête de ce stupide rat plus longtemps dans mon champ de vision. N’empêche, ça défoule vachement, ce genre de petite vengeance… Je revois la tête qu’il fait quand je lui ai heurté l’endroit sensible, et je pouffe toute seule de rire.
La salle est vide, juste des tas de dossiers partout,  et une broyeuse recouverte par un tas de feuilles. Mais quand on y regarde bien, ces dossiers sont posés dans des casiers soigneusement étiquetés. Je me dirige vers « le mien » qui n’est pas vraiment à moi, étant donné que je le partage avec Tiko et Arthur. Je pose mes dossiers, et je vois que les abrutis ne sont plus dans l’ascenseur. Joie, Ô grande joie…
Ce fut une journée de boulot bien soft. J’ai passé mon après midi à faire des avions en papier des boulettes de papier mâchées (au sens propre du terme, vu que je mâchais mes feuilles gribouillés) que je m’amusais à bombarder sur les employés qui passaient devant mon bureau. J’ai fini, comme à mon habitude vers les huit heures du soir, et voilà. Là je viens de sortir du métro, il est déjà neuf heure et c’est tout. Je déteste le travail, je déteste les heures de travail, je déteste aussi ne rien faire. Je suis une fille assez bizarre mais il faut de tout pour faire un monde (des débiles comme des petits cerveaux sur pattes). Je déteste rentrer à des heures pareilles, c’est horrible.
Je me traîne sur le palier de ma porte, et je la claque fortement en l’ouvrant. Je balance mon pied dedans mon la refermer, et je saute dans le canapé, télécommande dans les mains. J’adore regarder des débilités à cette heure ci. Je zappe sur la une, la pire des chaînes, celle qui vous fait emmagasiner le plus de bêtises avant de dormir. Je tombe sur « Star Académie » (génial, j’aurais préféré Les enfants de le Télé à cette chose immonde pour les tympans, je vous assure !). J’écoute en m’endormant à moitié. Puis, quelqu’un toque à la porte, et je me lève lourdement.
Puis, je vois que par la petite ouverture pour le courrier, il y à une lettre. Je la prends vivement, et je l’ouvre. Elle est parfumée au lilas, ma fleur préférée, et il y à écris :
« Chère Nina, Je t’invite, ce soir, au restaurant en face de ton immeuble. J’espère que tu viendras, et que tu seras contente de me voir hors du travail. Arthur ».


Mamamia ! C’est Arthur qui m’invite au restaurant, giga yeah ! Je suis super contente. Bon, ok, ce n’est pas super romantique, le restaurant, et je n’aime pas trop les pizzas, mais qu’importe, je suis aux anges. Celui que j’aime en secret m’a invitée au resto. Je n’ai plus qu’à me préparer… Promis, je vous raconte tout très bientôt !


Dernière édition par Helias le Jeu 27 Aoû - 19:56 (2009); édité 1 fois
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Helias
MessagePosté le: Jeu 27 Aoû - 19:55 (2009)  La Vie de Nina --> Répondre en citant

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Chapitre 2 ~ Qui à dis que les pizzas étaient mauvaises?

Bon, et bien voilà, je suis prête… J’ai le trac comme pas possible ! J’ai mis toutes les chances de mon côté en entamant mon parfum, qui doit au moins être périmé depuis trois ans, mais du Coricide Chanel c’est cher, très cher ! Et même une fois périmé, de toutes manières, ça sent toujours la même odeur (ne le prenez pas mal, fan de ce parfum, mais vraiment j’ai toujours trouvé que c’était un parfum à chiottes… sauf sur moi !).
J’ouvre la porte, et là, je vois Mimi, ma très chère amie, aussi voisine de palier, qui sort en même temps. Elle se rend à l’école de théâtre, comme à son habitude. Elle y fait des études depuis six ans, et compte bien décrocher un beau métier dans l’art de la comédie. En fait, pour le moment, histoire de gagner sa vie et d’avoir assez pour payer ses cours, elle travaille à la Poste (Bougez-vous avec La Poste, qu’il disent !), boulot pas super glorieux et super monotone mais assez facile à faire. 
Ha, mais je ne vous ai même pas encore dis que Mimi est une Farfuret. Elle à le même âge que moi, c'est-à-dire vingt-deux ans. Enfin, en octobre, le trois, mais c’est proche, alors on la grandit (faut dire que ça nous rajeunit pas d’un côté…). Mimi et moi nous connaissons depuis belle lurette, depuis l’école élémentaire, si je me souviens bien, même !
Elle est un peu folle et à un caractère bien trempé, c’est agréable, ça rythme les jours monotones de nos tristes vies, à nous autres, travailleurs acharnés. Enfin, je blablate, je blablate, mais mon prince charmant va croire que je lui ai posé un lapin, si je me bouge pas les fesses (mais bon, je peux quand même papoter avec Mimi, hein !).
-Hey, ma Nina, comment tu vas ? Tu fais des sorties nocturnes maintenant ? Me demande-t-elle en descendant les escaliers à mes côtés.
-Hum… Non, tu vois, si je pouvais je serais déjà bien au fond de mon lit ! Mais figure toi que j’ai un rencard avec Arthur, alors bon, dormir ça attendra. La plus belle occasion de ma vie ne va pas me filer sous le museau !
-Hou ! Mais c’est croustillant à souhait, tout ça ! Enfin, tu sais, faut pas s’attendre à grand-chose. Tu vas dans quel endroit pour ton rencard avec ce beau gosse ? Dit-elle en me faisant un clin d’œil.
-« Chez Ginette », le tit restaurant de pizzas d’a côté… Et il me l’a annoncé avec une lettre, dis-je en me rendant soudain compte que c’était pas franchement cherché comment Arthur m’avait abordé. Mais c’est déjà mieux que de recevoir un vieux texto tout nul avec trois mot en langage primitif !
Maintenant, nous étions devant la porte d’en bas. Vous voyez, le genre de gros truc avec au moins trois serrures, si ce n’est pas quatre, en acier a moitié blindé. Les portes du Nord, quoi, même si on est vers plus le centre de la France. Je l’ouvre en tournant comme une dingue la dernière clé, et nous sortons sur le trottoir.
La nuit c’est beau, y’a des lumières partout, des immeubles et maisons allumées, on ne distingue plus les formes, juste des halos lumineux très apaisants. Enfin, Mimi enfourche sa bicyclette, nous nous saluons avec notre éternel symbole de la main, et elle file tranquillement sur le bord de la route, me laissant seule à mon triste sort devant le passage piéton qui me sépare du restaurant.
Je traverse tranquillement et je rentre dans le petit bâtiment. A une table, je vois Arthur, dans un costard noir, portant une cravate rouge, qui lorgne sur sa montre. Je vois bien qu’il est sur le point de partir, alors je lui lance un petit signe de la main, qu’il aperçoit. Il fais signe de se fâcher puis je m’assois à côté de lui.
Il me regarde à peine, comme si c’était une réunion de boulot. Et encore, je crois que même pour une réunion de boulot il m’aurait parlé. Je sens que je vais bien me faire chier, ce soir, hein, ça commence trop bien… Enfin, heureusement, un menu nous sépare désormais, tendu par  un élégant Insecateur en costume noir, chemise blanche et cravate rouge. Très classe, waw, pour un petit restaurant comme ça ! Il faut dire que je n’étais jamais venue ! (Honte sur moi, mes chers lecteurs !)
Arthur commande une quatre fromages, et moi une campagnarde. Je n’y connais pas grand-chose en pizzas, et il faut dire que j’ai pris la première de la liste avec le mot olive… Mais bon, je verrais bien si c’est bon, après tout c’est l’occasion de découvrir l’aliment de base de l’alimentation des gens toujours pressés. J’en aurais bien besoin avec la flemme que j’ai de faire les repas à chaque fois, tiens !
Le repas est vite servi, et à peine l’assiette de Arthur est déposée qu’il se jette dessus. Je n’avais jamais soupçonné la gloutonnerie de mon prince charmant, dis donc… Mais bon. Je regarde de travers mon assiette et l’énorme pâte à pain ronde garnie avec olives, sauce tomate, jambon et autres aliments.
Je découpe une part et la fourre dans ma bouche. Ce n’est pas si mal que ça, c’est même mieux que ce que je peux cuisiner par moments… La sauce tomate me brûle juste le palais et j’avale l’olive avec le noyau. Faudra vraiment que je m’habitue à manger ce genre de choses, les olives qui ne sont pas dénoyautées c’est pas pratique !
Arthur a déjà fini sa pizza que je n’en suis qu’à ma deuxième part. Il se tamponne la bouche avec la nappe, croyant que c’est une serviette… Il tâche d’ailleurs le blanc avec le rouge de la sauce de tomates, puis il se lèche le coin de la bouche, en relevant un petit bout d’olive. Berk, quel porc. Il baisse dans mon estime… Enfin, j’ai fini ma pizza, j’en suis venue à bout.
Le serveur reprend nos assiettes. Bon, que va me proposer Arthur maintenant que nous avons fini de manger ? Rien. Il ne bouge pas, et regarde autour de lui. C’est passionnant apparemment alors je fais la même chose. Et c’est là que je vois Kevin, mon ami Mentali, qui mange à deux tables de là.
Kévin, il habite l’étage juste au dessus dans un immeuble. Il travaille dans une agence immobilière et à vingt cinq ans, donc deux ans de plus que moi et Mimi. C’est un Mentali très marrant et sympathique. Enfin, quand il décide d’embêter son monde il le fait bien, quand même, hein ! C’est aussi mon meilleur ami, avec la Farfuret qui me sert de voisine de palier (Comment ça j’en parle comme d’un objet ?).
Il est écrasé sur la table, attendant son dessert. Il tourne la tête dans ma direction, et ses oreilles qui étaient jusqu’alors baissées se redressent. Il sourit et se lève de sa chaise. Il se dirige vers nous, ramenant une chaise à notre table (à Arthur et moi), et s’assis avec nous, me sauvant par la même occasion la vie. Je risquais de passer une soirée des plus naze si il n’avait pas été là.
Arthur grogna, mais ne releva pas. Nos desserts à tous arrivèrent et nous mangeâmes nos glaces (Colonel pour Arthur, coco et pistache pour moi), tandis que Kevin dévorait une part de fondant au chocolat. Ce sacré Mentali fini avec une moustache de chocolat autour de la bouche et sur le museau. Il loucha et sortit la langue pour lécher le chocolat qu’il avait sur le nez, après quoi je me mis à rire, suivie par Arthur et Kevin.
Mais bon, la suite des évènements n’était pas fantastique, je  raccourci donc. La soirée s’est bien finie, nous avons parlé de la pluie, du beau temps, et du boulot. Il paraît qu’en ce moment, la vente des maisons est assez dure, avec la Crise. Enfin, d’après ce que dis Kévin, nous, qui bossons dans une petite boîte de marketing, on ne connaît rien à l’immobilier ! J’ai déjà un appartement, et ça me suffit…
Là, nous sommes dehors, et je dis à demain à mon beau gosse. Il ne se doute de rien, j’ai l’impression, c’est marrant. Nous nous saluons, Kévin dis à bientôt à Arthur, et je rentre avec lui (Je parle de Kévin, pas de Arthur). Mon Nidorino s’éloigne dans le sens opposé et disparaît.
Le bras autour de mes épaules, Kévin m’accompagne jusque chez moi. Je n’ai pas très envie d’être toute seule ce soir, quand on passe sa soirée avec du monde la solitude c’est souvent mauvais pour la santé. Je le tanne pour qu’il reste juste regarder un film avec moi. Pour moi, ce Mentali est comme un grand frère, alors je suppose qu’il dois rester avec moi.
-Allez, s’il te plaît, reste chez moi ! Je ne veux pas être toute seule… Dis-je en faisant comme si j’étais toute triste.
-Mais je ne peux pas, Nina… J’ai d’autres trucs à faire, et puis j’ai sommeil, il est tard, rétorqua Kévin. Tu devrais te coucher à cette heure.
-Tu veux ma mort, en fait, c’est ça ? Dis-je sans même me rendre compte que j’avais l’air complètement ridicule à dramatiser comme ça. J’ai envie de regarder un film, tu sais, là, le truc d’horreur… Allez, teuplaît, viens heu ! M’exclamais-je en lui tirant le bras.
-Bon… D’accord, mais vraiment, c’est exceptionnel, hein…
-OUAIS ! Dis-je en sautant et en l’entraînant dans mon appartement.
Je m’installe sur le canapé, j’allume la télé, et je met la chaîne où il doit y avoir le supposé film d’horreur. Ratarouille, je crois que ça s’appelle. C’est avec un Rat cuisinier qui étripe les juges culinaires… A mourir de peur d’après les critiques ! A un moment il se fait même fusillé par une mamie, et il va lui balancer un livre qui va la tuer. C’est trop passionnant, rien qu’avec ça !
Je m’installe à côté de mon « grand frère », et le film commence. Rien que la musique de début fiche les chouquettes ! Mais moi ça me berce, c’est bête, je sais… Le début montre une giclée de sang poisseux. Mes yeux sont à moitié fermés, et je baille comme un Ramoloss. Kevin regarde le film, et ne vois pas que je plonge dans un profond sommeil. J’écrase ma tête sur son épaule sans m’en apercevoir, et il sursaute, un peu gêné.
Je commence à ronfler bruyamment, et il me bouche le nez. Je crois que c’est là que j’ai senti que j’avais les oreilles qui se bouchaient. Mais bon, cela ne m’empêchait pas moins de roupiller comme une masse. D’ailleurs, je ne vis même pas Kévin partir… Car je dormais (Je me tue à vous le dire depuis tout à l’heure !).
 

Notez bien que je n’ai pas de penchant pour Kevin, bande de petits pervers !


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Helias
MessagePosté le: Jeu 27 Aoû - 19:58 (2009)  La Vie de Nina --> Répondre en citant

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Chapitre 3 ~ Roméo rime avec vélo!

J’ouvre un œil, puis l’autre. Je déteste le matin. La lumière me taille les yeux, et je me lève en sursaut. A la télé passe un magazine matinal sur les plantes… « Silence ça pousse », d’après le petit logo en bas. Quelle horreur, ça veut dire qu’on est au moins midi !
Je me précipite vers l’horloge qui affiche plus de quatorze heures. Holà, je vais me faire trucider par le boss…
Et c’est là que THE cerveau fonctionne : C’est le week-end. Ha, ba il me l’avait jamais fait le coup d’oublier que j’avais deux jours de repos, ce sacré cerveau… Enfin, tant mieux, au moins je n’ai pas de boulot aujourd’hui, donc je ne vais pas me faire virer. Déjà que je suis souvent à la traîne en arrivant, alors là, ça aurait été la totale !
Bref, je me dirige vers la petite cuisine, et je me fais un chocolat chaud, avec du Banania qui traîne dans les étagères. Je met au moins six cuillère à soupe de chocolat, et je met le reste de lait ED. Je mets mon bol lézardé dans le micro onde et je règle sur une minute. Le truc idéal pour un chocolat froid et immonde.
Mais je le bois, sans vraiment boire. Etre ensommeillée, c’est un avantage, des fois ! Enfin, bref, ce n’est pas tout, mais je ne vais pas restée enfermée toute la journée avec le beau temps qu’il fait dehors ! J’ai qu’à aller manger au McDo’, tiens, comme ça je vais manger un truc consistant… Et chaud, pas comme ce chocolat, que je viens à l’instant de recracher sur le carrelage de la cuisine, après un « réveil » minute.
Je vais me préparer, juste après avoir passer un bon coup de balai/serpillière/torchon/produit vaisselle/balayettes. L’emploi de femme de ménage me réussirait bien ! Mais je préfère encore ma boîte de marketing qui sens le plastique et le cuir neuf et où le silence règne. Parce qu’il y à Arthur… Et ça je ne l’échangerais contre rien au monde !
J’empoigne ma sacoche de cuir marron, et je referme soigneusement ma porte, pour éviter de ne la fissurer encore plus : Je viens de voir une énorme lézarde autour de la poignée de porte, et ce sera encore à bibi de réparer ce truc… Mais bon. Au moins j’aurais des trucs à faire de mon temps libre, c’est déjà ça !
Je descends mes escaliers de bois pourris, et je sors sur la rue, aussitôt finie d’être réveillée par l’horrible bruit des voitures qui passent. Je longe le trottoir, et je retrouve, contre un mur, ma belle bicyclette bleue. Je l’enfourche et je me mets à pédaler. Je retrouve le plaisir de faire du vélo (On va dire que ça faisait bien deux bons mois que ce vélo était là).
Le vent qui entre dans mes lobes d’oreilles, ma cravate qui me retombe dans la figure, mes griffes qui se prennent dans les pédales, ma queue qui se prend dans le rayon de la roue, c’est ça le bonheur de la bicyclette ! Enfin, il faut tout de même éviter de se prendre une voiture ou un lampadaire, ça fait toujours un peu mal…
Je me dirige vers Nogent, là bas il y à un McDo’, juste à côté d’une école nommée St André, c’est pour ça que c’est plein de gamins à la sortie des classe. Enfin, heureusement que c’est un collège, car du coup ça fais des décalages entre les classes !  Mais bon, trêve de bavardage, j’ai besoin de me concentrer si je ne veux pas me prendre un bus dans la face (y’en à plein dans le coin !).
Enfin, le route n’a pas été passionnante, alors passons à mon arrivée au McDo’. Pour commencer, je pose tranquillement mon vélo contre un mur, et un ballon de foot viens me défoncé la roue avant. Un gros nuage d’air s’échappe du pneu et il tombe comme un saucisson ramollo. Un bruit semblable à celui d’un ballon que l’on dégonfle sort également du pauvre bout de caoutchouc crevé.
Je lance un regard rouge aux gamins qui ont fait ça, et je lance le ballon dans la tête du plus jeune, un Laporeille avec un maillot avec marqué « Allez Zouzou ». Il tombe à la renverse et s’écrase le pompon sur du goudron frais. Il se débat et ressort tout collant de la matière noire et visqueuse. Je l’ignore et je rentre dans le restaurant.
Une multitude de personne attend devant les deux comptoirs. Je vois une immonde figurine de cire à côté de moi avec un bonhomme aux cheveux rouges, et je grimace, me reculant un peu. J’ai seulement deux pas à faire, et hop, je suis dans la queue.
Devant moi, un gros Kaïmorse obèse se gratte le derrière. Son débardeur d’un blanc sale lui arrive à peine au nombril et semble sur le point de céder. Quant à son short, il est trois fois trop serré et lui lacère le ventre. Je fronce les sourcils et tourne la tête pour ne pas voire cette vision d’horreur. J’entends juste que cet  ignoble personnage, après avoir mis sa main dans son caleçon, se gratte l’intérieur de l’oreille.
Mon tour vint rapidement quand même, et lorsque j’arrivais devant le comptoir, une serveur sous les traits d’une Charmina me toisa d’un regard supérieur avec son mascara noir et empaqueté sur ses sourcils longs et fins. Sa casquette avec le logo de sa compagnie saillait parfaitement avec les espèces de couettes qui pendaient de chaque côté de son visage ; J’eau du mal à ne pas pouffer de rire. (D’ailleurs j’ai poussé une sorte de couinement étouffé…)
-Bonjour, vous voulez ? Dis-t-elle d’une voix hautaine en s’accoudant au comptoir. Y’a les Happy’smile pour les gosses, si vous voulez… Continua-t-elle en me regardant avec un œil mauvais.
-Si ça ne vous dérange pas j’aimerais que ce ne soit pas vous qui fassiez mon repas, j’ai peur de retrouver un bout de votre ongle dans mes frites, dis je en souriant narquoisement. Ha, et aussi, merci de ne pas faire couler votre mascara dans ma glace, hein, ce n’est pas bon pour le foie, les produits chimiques….
Je gardais un moment de silence. La Charmina ouvrait de grands yeux et s’était à moitié écroulée sur le comptoir. On voyait qu’elle n’avait pas l’habitude de se faire aussi méchamment jeter. Je sais, c’est pas gentil de se défouler sur ceux qui n’ont « rien fait », mais là j’avais besoin d’un bouc émissaire, et cette poupée rosâtre me convenait parfaitement.
-Hum, donc je disais que je voudrais un grand pot de frites, un cheese burger et une compote de pomme, dis-je comme si de rien n’était.
La serveuse se releva et me ramena un plateau avec ma commande dessus. Je sortit mon porte-monnaie et déposait un billet d’une dizaine d’euro dans une petite coupelle de plastique. Puis je pris le plateau et je m’assis à une table, seule. Je souriais, je sais même pas pourquoi, juste pour le plaisir d’avoir enfin pu me venger sur une pauvre personne sans défenses. Je sais, je suis cruelle, mais bon… Passons donc cet épisode tragique dans la vie de cette pauvre servante.
J’allais donc me régaler d’un gros hamburger et d’un bon paquet de frites. Mais d’abord, il fallait m’assurer que… La glace n’était pas trop fondue ! J’ouvris le petit pot de crème glacée « BacFleurimie » et là, je fut soulagée : La petite montagne de chantilly avait gardé sa forme initiale et faisait un joli petit sommet blanc.
J’empoignais mon hamburger, double pain avec au milieu du steak, de la salade et de la tomate, et je l’avale comme une morfale.  La mayonnaise me dégouline sur le menton. Je repose mon repas à moitié dévoré et je m’essuie d’un geste de la patte. Je regarde mon paquet de frites. Les frites en question ont un air mou et immonde. Je grimace et j’en prends une qui pendouille mollement. Je l’agite comme si je voulais réanimer un asticot mort, et je fini par l’avaler.
Je fini en vitesse mes frite savant qu’elles ne ressemblent à des glaçons de pomme de terre. Et oui, cruelle est la vie de ces beaux légumes qui font partis de la famille des féculents… Etre découpé et jeté dans de l’huile bouillante n’est pas un glorieux destin, si je puis dire ! Je préférerais encore finir dans une ratatouille sous la forme de courgette molle ! Au moins je suis sûre que les enfants ne me mangeraient pas ! Quoique… Enfin, arrêtons de parler de la psychologie des légumes, même si j’en faisais un livre ça ne serait pas rentable.
Je fini également mon sandwich gras et rembourré, et je soulevais avec délicatesse le couvercle de THE best glace. On va dire que je ne m’étais acheté un repas que pour lever les soupçons, mais le vrai bonheur, c’est la fin : La Glace ! (Avec une majuscule s’il-vous plaît ! –et c’est là que je la tends comme un trésor vers le haut-). Enfin, le summum, la petite cuillère de plastique qui permet de savourer l’onctueuse glace… Pourquoi ? Tout simplement parce qu’elle ne permet pas de contenir plus de trois petits pois par cuillérée, et que c’est ça, je secret du McDo pour faire rester les clients plus longtemps.
Bref, je prends lentement la première cuillérée de la glace et la met dans ma bouche tout aussi doucement. Et là, Ô joie, elle est froide. Je suis arrivée juste après qu’ils aient remis des glaçons dans leurs congelos à glaces, quel pot, dis donc. Ça ne m’arrive pas toutes les fois où je vais au McDo, tiens ! Mais quand ça arrive, ho mamamia que ça fait plaisir ! (Oui, je sais, je suis folle, mais y’a des petites choses comme ça dans la vie qui ne changerons jamais… Et que l’on aimera toujours)
Bref, je fini ma glace en environ un quart d’heure, c’est pour vous dire et vous passer des détails. Et en plus, à la fin j’avais les dents congelées après avoir croquer par inadvertance dans le dessert glacé. C’est ce que je fais toujours, et comme par hasard à la fin, histoire de casser l’ambiance et faire s’évaporer mon tit nuage. Au moins ça me remet les pattes sur terre, et ça m’évite de m’évanouir tant je suis heureuse.
Je sors donc du McDo en sifflotant, et je retourne prendre ma bicyclette. Mince alors, j’avais oublié que la roue avant avait subit de « légers » dommages. Direction le Décathlon le plus proche, si j’en trouve un sur la route. Sinon, je vais près de celui de Auchan de Neuilly, au moins je ne risquerais pas de me paumer, et en plus, si je suis prise par un auto-stoppeur, ba il ne pourra pas dire qu’il ne connaît pas le chemin.
Je me mets sur le bord de la route et attend une bonne moitié de dizaine de minute (Donc en gros cinq minutes) avant qu’une voiture se pointe. Enfin, voiture, je devrais plutôt dire un scooter, en fait. Il s’arrête devant moi après avoir vu que j’attendais un moyen de locomotion, et il retire son casque. Et là, ho my Gad Elmaleh (Ba quoi ? c’est un de mes comédiens favoris !), je vois un des types de mon boulot. Roméo, un Azumarill qui travaille dans le même bâtiment que moi me sourit. Bien sûr, je risque toujours de croiser des gens de la boîte au Perreux, à Nogent, à Montreuil ou encore à Rosny et Neuilly, vu que ce sont des endroits fréquentés par les collègues mais bon, le voir lui…
En fait ça m’étonne surtout parce qu’il arrive en scooter, et que c’est plutôt le genre de type discret qui se balade tranquillement à pied. Mais il est très sympa, c’est vraiment le genre de personne avec qui on apprécie faire la causette. Il à une voix très calme et en général il n’embête pas son monde avec un tas de questions et des blagues stupides. Bref, une vraie crème, mais j’ai rarement le temps de le voir. En plus, il est hyper poli.
-Bonjour, ma chère Nina, tu sors du restaurant McDonald ? Dis gentiment le lapin bleuté. Non, mais parce que tu as de la crème au coin de la bouche.
Et il posa délicatement sa patte, en enlevant ce que j’avais au coin de la bouche. Il le fit avec une telle douceur que je failli sursauter (D’ailleurs c’est bizarre de sursauter dans ce cas-là !). Je lui fis un sourire timide et je passais nerveusement la main derrière ma tête.
-Voilà, là tu n’as plus rien. Dis-moi, tu faisais quoi sur le bord de la route ? Tu as besoin d’un chauffeur, où je me trompe ? Allez, grimpe, je t’emmène si tu veux ! Me proposa Roméo en me tendant un casque et en me faisait une place à l’arrière de son scooter.
Je pris le casque et je me mis derrière lui, m’attachant à sa taille de peur de me casser la tête par tête, tant c’était instable sur deux roues. J’étais quand même un peu mal à l’aise, vu que Roméo est juste un ami… Bref, le moteur lâcha quelques pets de fumée, et le petit deux roues démarra.
Une demi-heure plus tard, j’étais devant le Décathlon, en train de remercier Roméo. J’avoue qu’il m’avait prise sans même savoir où je devais aller, c’est plus que gentil. Je lui dis que je me débrouillerais pour rentrer, mais il insista pour me raccompagner ensuite. Je n’allais pas dire non, il fallait dire que ça m’arrangeait beaucoup… Je me dépêchais donc d’aller dans l’immense magasin, et je me dirigeais directement vers le rayon « Vélos ». Je pris un pneu qui me paraissait approprié à ma bicyclette, et je m’équipais également d’une pompe à vélo, au cas où, avec un sachet de ruban pour réparer les pneus crevés. Bref, cette fois j’étais parée pour toute éventualité ! Mais bon, pas le temps de m’attarder encore, Roméo risquait sinon de partir et de me laisser comme une gogole sur le bord de la route.
Je passais rapidos à la caisse, je pris juste le temps de pousser un petit cri en voyant affiché « 34€ 58 » sur la liste et de payer (Et bien sur d’emporter mes achats). Je sorti du magasin les poumons à moitié crevés, et je m’approchais du scooter de Roméo qui était toujours là. Je m’adossais contre, soufflant tout ce que je pouvais.
-Et ben dis donc, t’as fais vite ! S’exclama Roméo et désignant une horloge murale sur le haut du Auchan. Tu n’as même pas mis cinq minutes pour acheter plusieurs trucs… Et ça se voit, tu es essoufflée. Allez, monte, je te raccompagne chez toi et on prend ton vélo en route.
Et donc Roméo m’a raccompagnée chez moi, il ne faisait pas très tard, grâce à lui je suis rentrée même plus tôt que jamais. Il est même resté après, et m’a aidée à rafistoler mon pneu. Roméo est un chic type, décidemment… Enfin, bref, maintenant, il est quand même une heure assez avancée de l’après midi, et je visionne le premier opus de la saga Harry Potter. J’avais carrément oublié que j’avais les cinq premiers Dvd… J’ai l’impression que je vais m’endormir en regardant Harry entrer à Poudlard. J’ai toujours eu l’habitude de m’endormir en regardant ma télé (Même sans programme).
Bon, ba je crois donc que je vais vous laisser… Promis, demain, je suis de retour !


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Helias
MessagePosté le: Jeu 27 Aoû - 19:59 (2009)  La Vie de Nina --> Répondre en citant

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Chapitre 4 ~ Voyage, voyage!

Dimanche… Ça risque de vous étonner si je vous dis que c’est le jour de la semaine que j’aime le moins. Dans une sélection de sept journées, c’est la plus horrible. Rien que de se dire que le lendemain le boulot reprend et que l’on doit tout préparer du coup. Hé oui, je sais, c’est bête aux premiers abords.
Mais bon, j’essaie au moins d’en profiter de cette fichue journée. D’ailleurs, ce matin, après m’être réveillée, j’ai finie la boîte de céréales Crunch, juste parce que je me suis dit qu’il fallait prendre des forces avant de passer cette dure journée. C’est aussi pour ça que j’ai fini le dentifrice et que j’ai entamé le jus d’orange (déjà à moitié vide d’ailleurs). Un matin de dimanche comme les autres en somme.
Là je suis affalée sur mon cher canapé et je grignote des pipes à sol, vous savez, les graines de tournesol salées. Je déteste la graine mais j’adore la coquille. Seul problème, ça assèche la gorge si on en mange trop. Les pattes posée sur la tablette qui se trouve en face du divan, j’observe mes griffes. C’est tout simplement passionnant, il faut dire. Je remarque même que mon gros ongle d’orteil droit est cassé.
Soudain, je sursaute, le téléphone sonne (Gaston y’a l’téléphone qui sonne mais y’a personne qui répond ! Mais si, vous savez, la chanson, là…). Je fixe l’engin poussiéreux des yeux. C’est très bizarre que l’on m’appelle. De une, j’ai juste un téléphone fixe, alors ce n’est pas pratique, du coup je donne mon numéro à quasiment personne. De deux, il est super tôt (environ dix heure et demi) et enfin, de trois, les gens ont autre chose à faire que de m’appeler, surtout un dimanche. Alors c’est même très bizarre.
J’étais tellement dans mes pensées et mes interrogations que j’oubliais de décrocher. Ma main s’en chargea toute seule. Je décochais un tout petit « Allô ? ». A l’autre bout du fil, ma boîte de marketing. Ou plutôt le secrétaire. Mais de toute manière, comme il est toujours au bureau, il pourrait presque être à lui-même la boîte entière. Je vous jure que je l’ai déjà vu dormir dans l’établissement, à l’accueil, sur sa chaise ! (Me demandez pas ce que je faisais la nuit à mon boulot, je ne saurais pas répondre !)
A l’autre bout, Mr Phil, le secrétaire (Je vous assure que c’est son prénom ! Ba oui, il en à un…), m’expliqua que la société allait subir des rafraîchissements, que des gens allaient retaper le bâtiment. Et alors, Il veut que ça me fasse quoi ? Rien, justement, ça ne changeais strictement rien. Quand il eu fini sa tirade sur le fait que de braves ouvriers allaient faire leur boulot, je lui demandais en quoi cela m’affectait.
Le silence se fit. Je crois qu’il m’a pris un instant pour une débile, puis il à pris une voie posée et m’a parlé comme à une enfant. Juré, dès que je vais au boulot lundi, je lui mets une patate juste pour le fait qu’il m’ai prise pour une fillette. Puis soudain, je fais tilt juste avant qu’il ne me le dise. Le temps des grands travaux, je n’aurais justement pas de travail. Et je ne pourrais pas y aller.
Je sautais de joie dans mon petit salon et je répétais à Mr Société (Appelons le comme cela, ce sera mieux et plus facile à retenir) que dès que j’irais au boulot, je l’embrasserais. Enfin, ça reste à voire, mais la joie c’est toujours moteur d’émotions vives (J’ai lu ça dans Sciences et Vie Junior). Ha, je suis sûre que derrière son bureau, ce vieux crouton de Fouinard était super content (Du fait que des employés ne l’embêteraient plus pendant ce temps, bien sûr). Je lui demandais jusqu’à quand durait les travaux. La seule chose qu’il me dit fut « A la prochaine rentrée prochaine, Mlle Nina. »
Et il raccrocha. J’en déduisis que les vacances auraient une période plus vaste que je n’ai jamais pu en profiter jusqu’à maintenant. Vous vous rendez compte ? Je rentre en septembre au boulot, nous sommes en début juin, ça me fait trois mois de vacances ! Qui sait, peut être qu’il ne rouvrira pas avant novembre ? (Yeux qui brillent) Bref, le seul truc qui me dérange c’est que j’ai promis à ma mère que j’irais lui rendre visite pendant les vacances… Seul chose positive dans ce fait, c’est que je verrais mon grand frère et ma petite sœur, et que Kevin ou Mimi vont venir avec moi. Eux aussi ils ont promis.
N’empêche qu’aller chez ma mère c’est un vrai calvaire. A chaque visite j’ai droit à un riz au lait au raisin. Pwark, dégoutant. Heureusement que papa en est un vrai adepte et qu’il me prend à chaque fois ma part, sinon je serais morte bien des fois (Imaginez, depuis mon enfance je suis assaillie par son riz au raisin !). Mimi qui dis qu’elle à toujours rêver d’y goûter, elle va être servie.
Bref, je sors de mon appartement en faisant jouer le trousseau de clés entre mes doigts. Je vais toquer chez ma meilleure amie, le sourire aux lèvres. Personne ne répond durant quelques minutes. C’est normal, c’est pile l’heure où elle se casse la tête à réviser un Molière (Elle n’aime pas ses pièces, notez le, c’est pour ses cours). Puis, sa tête se pointe dans l’entrebâillement de la porte. Lorsqu’elle me voit, elle me fait signe d’entrer et ouvre en grand la vue sur son petit salon.
Je la laisse refermer la porte. J’observe autour de moi. C’est un peu en bazar. Mais c’est toujours comme ça quand je viens, ma Mimi ne change pas comme ça il faut dire. Elle s’assoit sur l’un de ses poufs mauves posés au milieu de la pièce et me montre le deuxième, m’invitant à m’asseoir dessus. C’est ce que je fais.
L’appartement de Mimi ce n’est qu’une seule et grande pièce. De petites étagères basses font office de rangement contre les murs. Son lit est une mezzanine aux draps colorés. Le reste est plein de costumes de scène, de bidules et d’affaires indispensables : Carnet de notes, crayons de couleurs, feuilles, masques, brosse à dent rose… Un joyeux fouillis pas si en bazar que ça, si on y regarde bien. C’est super spacieux et lumineux, et pour cause, de très grande fenêtres recouvrent les murs de part et d’autre. Et en plus le planché reflète super bien la luminosité du jour.
-Alors, Nina, tu voulais me dire quoi ? Me demande Mimi en se mettant en tailleur et en prenant ses jambes de ses pattes.
-Ba c’est génial, c’est les vacances ! Enfin, pas vraiment, mais la boîte se refait faire un petit coup de jeune, alors les employés sont mis en vacances… Et, est ce que tu serais libre pour venir ? Demandais-je avec un grand sourire.
Elle me regarda puis alla fixer son regard sur un de ses masques de théâtre. Elle me semblait assez embêtée et laissait un sourire crispé se dessiner sur son visage. Ses petites oreilles gigotaient assez lentement et ses yeux évitaient de se détacher des masques. Qu’avait-elle à se reprocher ? Je ne lui dirais rien si elle ne pouvait pas…
-Ba, Nina, écoute… J’aurais beaucoup aimé venir avec toi, mais tu comprends, j’ai les cours de théâtre… Et si je lâche la Poste, surtout qu’en ce moment ils ont du boulot, je crois que ça ne va pas passer. Et puis, je te jure que je viendrais te rejoindre quand je pourrais ! Après tout, j’ai l’adresse… M’expliqua-t-elle avec un petit air désolé.
-Tu sais, je ne t’en veux pas. Pis tu sais, hein, je saurais me débrouiller… Même si tu vas ma manquer ! Je devrais aller préparer mes valises après, je dois partir au plus tôt. Bon, dis-je en me levant, je sais ce que j’avais à savoir. Je vais te laisser réviser, du coup. Au revoir ma Mimi, on se revoit bientôt !
Bon, et c’est là que l’on commence quand même à discuter. Je sais, c’est un peu bête, mais dès que l’on à l’intention de partir, on engage une conversation. La seule chose que j’ai à dire c’est un au revoir qui me rend un peu triste. Un mois sans elle, dur, dur… Elle me fait un câlin, et je sors de chez elle. Je vais rendre visite au Mentali du dessus, le fameux Kévin, sauveur en culotte courte rose, et je lui rappelle qu’il devait partir avec moi. Il me dit qu’il me rejoindra, comme Mimi. Ba, je lui dis que ce n’est pas bien grave et je lui dis à bientôt.
Ha, ils vont me manquer, en plus je vais me retrouver seule avec ma mère, quel bonheur… Heureusement que mon père sera là ainsi que mon frère et ma sœur. Candisse, ma petite sœur, m’a envoyée une lettre récemment (bourrée de fautes, elle n’a que sept ans) à laquelle j’ai répondue. J’ai ensuite eu droit à un mail qui disait un simple bisou. Mais bon, ça fait quand même plaisir d’avoir des nouvelles. Je ne sais pas pourquoi je dis ça, sans doute juste parce que je viens de voir la boîte aux lettres de ma petite Farfuret.
Je retourne chez moi, et puis je commence à fouiller partout à la recherche de ma valise. Il faut dire que cela fait bien longtemps qu’elle ne m’a plus servie… Enfin, je regarde au dessus de l’étagère du couloir d’entrée, aidée par un tabouret bancale, et je déniche ma vieille amie en cuir bleu marine, toute poussiéreuse. Je la tire (faut dire que ça pèse deux tonnes ces trucs-là…) et elle vient s’écraser sur mon pauvre pied. Je pousse quelques jurons, descend complètement du tabouret maintenant souffrant et je continue de m’énerver tout en me massant le gros doigt d’orteil.
Je traîne ensuite la bête jusqu’à ma chambre, fourre dedans des cravates propres, ma brosse à dent bleue (classique, je n’aime pas les brosses électriques), mon ordinateur portable, un miroir et une loupe (pas pour me refaire une beauté, pour observer les animaux), mon herbier, mon bob délavé et d’autres trucs. Et pour finir, un bouquin gros comme mon poing, pour ne pas m’embêter durant ces longues soirées chamalow, identiques à celles des scouts.
Puis je mets une montre à mon poignet (pour calculer le temps qu’il me reste avant de devoir me coucher, onze heures maxi avec ma mère). Je m’assois lourdement sur mon lit qui était derrière moi, et je soupir. J’ai encore des billets nocturnes pour le train à réserver et la valise à trimbaler, tout ça sans voiture.
Je regarde d’un petit œil crispé le téléphone posé sur la table de bois de chêne massif, celle du salon, posée face au mur séparant le mur et la pièce de séjour. Je vais l’utiliser de nouveau, tiens… Deux fois dans une journée, il en à de la chance dis donc ! Je saisi l’engin et colle le combiné contre ma (grande) oreille. Je compose le numéro de la gare la plus proche. A l’autre bout du fil, une femme à la voix fluette (autrement dit d’hôtesse de l’air) me demande ce que je veux. Ba, commander des billets, quelle question tiens !
Elle me propose un train vers la contrée pommée de chez ma mère, dans quelques heures, version nocturne et tarif réduit. J’accepte, donne mes coordonnées pour avoir les billets sur place, et elle raccroche. C’est vraiment une galère de trouver les bonnes phrases sans avoir l’air d’une abrutie. Bref, bref, il faudra quand même que je parte dans quelques minutes, la gare n’est pas à côté.
J’empoigne la valise, la met sur mon dos, m’écroule à moitié sous le poids, et je me redresse avec la bouche crispée. Je me broie la mâchoire inferieure avec mes dents, les mains lacérées par l’horrible poignée de la bête bleuâtre. Quelle torture, mais quelle torture… La prochaine fois, c’est décidé, j’opte pour un sac à dos ! Et d’ailleurs j’aurais mieux fait de m’y mettre avant… (Je sens que je vais mourir dans d’atroces souffrances, avec des courbatures et autres horreurs !)
Je descends les escaliers bruyamment, comme à mon habitude, mais plus lentement, avec cette charge sur le dos. Je souffle comme un phacochère et je me courbe sous le poids, retenant une larme. Bon, d’accord, j’en rajoute un peu, deux ou trois cravates n’ont jamais tuées… Mais pour une personne comme moi qui n’a pas l’habitude de soulever altères et autres, ça tue come si un chameau vous prenait pour sa monture (Alors que normalement c’est l’inverse).
Ensuite, je me débrouille pour choper en hâte un RER menant à la gare. Entre ces quatre murs pleins de graffitis, assise sur mon strapontin, un peu ballotée par le mouvement du train, j’ai l’impression que les regards sont rivés sur moi. Pas des regards mauvais ou tristes, juste des yeux fixés sur moi. Oui, ça m’arrive souvent et en plus c’est rarement le cas. Sauf maintenant, mais c’est plutôt ma valise la cible.
Le train sonne l’arrêt, et je sors. Il fait déjà nuit et je me dirige à grands pas vers le quai indiqué sur le panneau. Je récupère en passant, à un guichet où une « Miss. Hotessdelaire » m’accueil avec un sourire faussement joyeux. Elle me tend les billets, et je me barre vite fait vers le quai. Je monte dans le wagon (le dernier, évidemment, juste pour que ma souffrance dur) et je m’écrase sur le fauteuil m’étant attribué. Je souffle un grand coup, monte ma valise au dessus de moi et j’en sors avec difficulté un petit sac à dos orangé, avec à l’intérieur le matériel indispensable pour les voyages en train.
D’autres voyageurs me rejoignent dans le carré dans lequel je me suis installée. Je gribouille avec enthousiasme sur une feuille, comme une enfant. Mes dessins sont horribles, mais bon, on dira que c’est fait exprès. Quoi, comment ça je dois les mettre ? Non, c’est confidentiel (sauf quelque uns). Classé FBI, certifié cacheté par la société d’espionnage du Groenland. C’est ce que je disais à ma mère quand j’étais petite, lorsqu’elle voulait lire ou regarder dessins ou écrits que j’avais fait.
Ha, que ça va être long… Le train démarre lentement et je suis légèrement secouée. Je grommelle et regarde le trait qu’a esquissé mon crayon à cause de la secousse. On dirait une moustache. Je m’empresse de le gommer et je m’écrase au fond de mon fauteuil. L’espèce d’horrible moquette qui recouvre ces derniers gratte affreusement le dos. Une véritable calamité. Mais comme je pense à tout, j’ai ramené mon grand drap, que je mets dans mon dos. Une légère bosse vient se nicher dans mon dos. Je gigote puis je glisse un peu, la tête juste au dessus du niveau de la tablette où mon dessin et posé.
Je regarde par la fenêtre de double vitrage. Des paysages obscurs défilent. La ville est encore d’actualité, la campagne attendra. Je vois deux ou trois passants passer (que fait un passant sinon passer ?). Les rails du train font un bruit éteint. Comme si cela me berçait, je ferme les yeux. Saviez vous que les trains nocturnes sont plus pratiques pour dormir que les chambres ? Ba, de toutes manières, dans quelques heures, je suis chez ma mère, Villa Gamberge, je retrouve Peter, mon frère et Candisse ma sœur. Autant en profiter pour dormir, je vous raconterais mon arrivée quand ça arrivera… Et je plonge dans un sommeil profond, comme les autres passagers.


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Lugia 5000
MessagePosté le: Sam 29 Aoû - 18:16 (2009)  La Vie de Nina --> Répondre en citant

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Tien, voici tes chapitres corrigés :
Chapitre 1
Bonjour ! Bon, bah voilà, je m’appelle Nina et je suis une Nidorina… J’habite dans la région Parisienne, plus précisément dans un petit appart’ à Montreuil. J’ai vingt et un ans, presque vingt deux, je veux dire en novembre. Je bosse dans une boîte de marketing, qui gère la vente de pas mal de choses, et qui se trouve à Paris. D’ailleurs, le patron est super connu, et c’est lui qui possède la plupart des magasins de la région.
Enfin, je parle, je parle, mais je vais être en retard si je ne me bouge pas. Déjà que je suis pas mal de fois en retard, alors si en plus je le fais parce que je parle… Bref, allez, faut y aller. Je me précipite vers la porte, en prenant au passage un petit sac à main bleu vert.
Je descends quatre à quatre les escaliers, m’arrêtant juste sur le palier d’en dessous, pour voir si il y à du bruit. C’est ici qu’habite Arthur, un Nidorino qui travaille avec moi. Et je dois l’avouer, je suis sous son charme…
Bref, après avoir analysé les bruits, j’en déduis qu’il est déjà parti, et je continu de descendre les escaliers très bruyamment. Une fois en bas (il faut dire que je suis au quatrième étage), je défonce la grosse porte noire, et je me rue sur le trottoir. Je bouscule deux ou trois personnes sur mon passage, et je m’engouffre dans la station de métro la plus proche. J’entends un bruit de TER (donc le mien) qui démarre. J’accélère le pas, ignorant au passage un adolescent Reptincel qui me traite de « grosse » quand je lui écrase le pied, et j’arrive enfin sur la voie. Mais maintenant il faut que je rattrape le train. Je me rue en avant, place ma patte entre deux portes qui se referment et je me tire à l’intérieur.
Ouf, je l’ai eu à temps. J’ai failli me faire écrabouiller les doigts, n’empêche… Puis, je vois au fond du wagon, Arthur qui clapote comme un malade sur son clavier d’ordinateur. Je le rejoins et m’assied sur le strapontin à côté de lui. J’observe les espèces de graffitis qui recouvrent les murs et les sièges. On en trouve partout, des tags, c’est un peu le nouvel art de la rue, d’après le patron (notez que l’on bosse sur un projet de tasse à motif graffitis, alors tout est bon pour la vente !).
Arthur lève les yeux de son écran et me sourit. Je sens bien qu’il ne m’avait même pas remarquée avant. Je ressers ma petite cravate aux couleurs bleutées (que j’ai toujours), comme pour montrer que je suis hyper soignée. Ba, après tout ça fait trois ans que Arthur et moi bossons ensemble et sommes voisins, alors maintenant, il est au courant, que je suis une vraie tête en l’air super négligée…
-Alors, Nina, comment ça va, ce matin, me lance gentiment Arthur.
-Ba, rien de bien particulier, si ce n’est que le boss m’a demandé de gérer le dossier sur les brosses à dents fluorescentes… Dis-je en haussant les épaules. De toute façon, il ne me confie jamais de trucs importants, à moi…
En fait, je ne dis pas ça comme ça. C’est juste que celui qui est assis à côté de moi soit en ce moment chargé de gérer le projet de cafetière sans fil, que notre patron tiens très à cœur. Allez, encore trois stations et je pourrais ne plus être à côté de lui… Parce que là je sens déjà que je rougis ! D’ailleurs, je vous ai parlé du patron ? Un Brasegali qui porte toujours son éternel costard noir. En plus, on le voit hyper rarement, à croire qu’il est sans arrêt débordé (bien que je ne pense pas que ce soit le cas. J’ai déjà entendue dire qu’il avait un employé qui ne servait qu’à jeter ses déchets à la poubelle !). Bref, un type hyper friqué et hyper snob que de simples employés ont rarement la chance de voir.
Arthur continue son bruit infernal de clapotement sur le clavier… Mais sauvée, on est arrivés. Je sors, le Nidorino derrière moi, toujours absorbé par son écran lumineux. Il est comme ça, lui, dès qu’il rédige un dossier il n’en sort plus (bien que je doute qu’il rédige toujours des dossiers… Je pense que des fois il dépense le crédit Internet, quand même !).
Je descends la petite marche, et je sors de la station. Ouf, de l’air pur, je commençais à étouffer, là dedans, ma parole ! Je marche à bon train vers un grand bâtiment de verre, c'est-à-dire la dite boîte de marketing où je travaille. Y’a au moins trois passages à traverser. D’ici que le bonhomme soit vert, j’ai le temps d’admirer le… paysage. En effet, d’immenses buildings (c’est là que les débiles se rendent compte qu’ils ont quitté Montreuil, chers lecteurs…) de bétons et de verre à perte de vue. Y’a même de discrets commerces (du genre les glaceries ou friteries à touristes) qui essaye de se faire une petite place. Il faut dire qu’on n’est pas très loin de la place de la Liberté, très prisée par les touristes, vu que c’est à Paris.
Bref, maintenant je dois traverser, j’ai enfin du vert. Par contre, faut quand même faire attention, parce que ce n’est pas en voyant un pauvre petit piéton que les voitures qui roulent à toutes berzingues vont s’arrêter, croyez-moi !
Je m’élance sur le passage clouté, et j’arrive saine et sauve de l’autre côté des passages, qui sont maintenant de nouveaux piétinés par les voitures. (Notez bien que jusqu’à maintenant, tout ce que j’ai fait, c’est courir pour échapper aux voitures ou rattraper mon train, hein !). Bref, je suis arrivée. Je m’avance dans l’allée de petits buissons en pots, bien taillés et tout en cercle. Comme il fait beau (genre ciel tout bleu avec deux ou trois nuages), et ben on pourrait presque apprécier aller au travail.
Je suis devant la porte, et je rentre, faisant tourner la porte, du genre celle qu’il y à dans les magasins Ikea, celle sui tournent et qui font bien rire les enfants. Le secrétaire, un Fouinard en costard noir, me salut, comme tous les jours où j’arrive. Je regarde l’horloge qui se situe au dessus de son bureau. Je suis en avance ! Une première, si je puis dire, même ! Arthur arrive derrière moi, salué à son tour par la bestiole aux airs distingués.
Je monte avec lui les marches jusqu’au premier étage, où nos bureaux sont installés. Quand on arrive, tous les collègues crient en cœur…
-SALUT !!!
C’est le genre de bureau où on est tous séparés, entre quatre murs, avec juste une petite ouverture sur les superbes murs bleus azurs des grandes pièces. Enfin, sinon y’a une bonne ambiance, et à la pause café, tout le monde papote. Moi, je fais sans arrêt des allés et retours dans les différentes pièces, en transportant la paperasse que je gère. Je m’installe à mon bureau, le 37. Mais y’a environ 3000 bureaux dans la boîte…
Je pose mes affaires et vide ma sacoche sur mon bureau. Des stylos, des feuilles chiffonnées, des bidules sans intérêt, de vieux chewing-gum mâchés et une boîte complète de bonbons, ainsi que mes dossiers en tombent. Un joyeux fouillis que je range tous les trente six du mois, en fait.
Je dispose le tout aux quatre coins de la table et me saisis de l’ordinateur rangé dans un petit casier sous le bureau. Je la dépose sur la table, l’allume et attendant le chargement, je m’occupe de la plante verte dans un pot que chacun des employés a à son arrivée. Quand on arrive on reçoit aussi une lampe et un fauteuil de cuir noir. Les feuilles de la plante ont des rayures un peu jaunes, j’ai toujours trouvé ça marrant à observer.
Puis, la petite sonnerie de mon ordinateur indiquant qu’il est prêt retenti. Je reporte mon intention dessus et je m’occupe de monter la maquette des horribles brosses à dents sur un logiciel de 3D. Vraiment, des fois je me demande ce qui passe par la tête du patron pour vouloir créer un pissoir qui fait de la musique ou encore un savon pour laver le papier, vraiment… Tout ça, ça me dépasse !
Je commence à tapoter sur mon clavier (bien que je déteste ce bruit entêtant !), et Tiko, le Pachirisu qui travaille dans le bureau juste en face, passe la tête par-dessus le petit muret qui nous sépare. Il est sympa mais des fois il me tape vraiment sur les nerfs…
-Alors, Nina, tu bosses sur quoi ? Dit-il en regardant mon écran. Ha, les brosses à dents… Moi, je dois créer la maquette d’un ballon carré, complément débile, je trouve, et inutile ! Et sinon, c’est quand, ta pause café ?
-Dans environ une heure, vers dix heures, quoi…
Puis, il me sourit et sa petite tête disparait derrière le muret. Je soupire, et me replonge dans mon travail. Je fini rapidement la maquette. C’est assez simple de travailler sur ce genre de bidules que les gens n’achèteront jamais, car on n’a pas vraiment besoin d’être perfectionniste… Je me dirige en traînant des pieds (comme tout travailleur qui se respecte, je n’aime pas particulièrement bosser), vers l’ascenseur. La salle des dossiers terminés est très haute dans le bâtiment, de quoi se réjouir vu que comme ça on travaille moins ! J’appuie sur le bouton qui mène vers ladite salle, et j’attends, mes dossiers dans les pattes, la tête baissée qui regarde mes pieds griffus.
Quand j’étais petite c’était mon jeu, de regarder mes pieds… Heureusement que je suis seule, je déteste avoir de la compagnie dans ce genre de petit endroit, c’est nul, on ne parle pas et en plus on est tous serrés. Mais manque de chance, vers la moitié du trajet, des abrutis qui ont entendu ma prière montent. En plus ils n’ont rien trouvé de mieux que d’être six.
Ha nan, pas lui ! Je viens de me rendre compte que parmi ces gigolos patauge Igor, un stupide Pikachu qui me drague. Il à l’air complètement débile, avec sa touffe brune sur le crâne, son appareil dentaire et ses dents du bonheur. Répugnant !
Cet abruti se met derrière moi, et là je sens qu’il me met la main aux fesses ! Mais quel malappris ! Je me retourne et lui assène une bonne droite dans sa sale tête. Ce paumé ne comprend pas ce qui se passe. Je lui vise ensuite là où je pense, et je donne un énorme coup de patte de dedans. Il hurle de douleur en se tenant entre les jambes, plus mort que vif, et surtout complètement kaput.
Bien fait ! L’ascenseur annonce alors la salle des dossiers, et je me jette dehors, pour ne pas avoir la tête de ce stupide rat plus longtemps dans mon champ de vision. N’empêche, ça défoule vachement, ce genre de petite vengeance… Je revois la tête qu’il fait quand je lui ai heurté l’endroit sensible, et je pouffe toute seule de rire.
La salle est vide, juste des tas de dossiers partout, et une broyeuse recouverte par un tas de feuilles. Mais quand on y regarde bien, ces dossiers sont posés dans des casiers soigneusement étiquetés. Je me dirige vers « le mien » qui n’est pas vraiment à moi, étant donné que je le partage avec Tiko et Arthur. Je pose mes dossiers, et je vois que les abrutis ne sont plus dans l’ascenseur. Joie, Ô grande joie…
Ce fut une journée de boulot bien soft. J’ai passé mon après midi à faire des avions en papier des boulettes de papier mâchées (au sens propre du terme, vu que je mâchais mes feuilles gribouillés) que je m’amusais à bombarder sur les employés qui passaient devant mon bureau. J’ai fini, comme à mon habitude vers les huit heures du soir, et voilà. Là je viens de sortir du métro, il est déjà neuf heures et c’est tout. Je déteste le travail, je déteste les heures de travail, je déteste aussi ne rien faire. Je suis une fille assez bizarre mais il faut de tout pour faire un monde (des débiles comme des petits cerveaux sur pattes). Je déteste rentrer à des heures pareilles, c’est horrible.
Je me traîne sur le palier de ma porte, et je la claque fortement en l’ouvrant. Je balance mon pied dedans mon la refermer, et je saute dans le canapé, télécommande dans les mains. J’adore regarder des débilités à cette heure ci. Je zappe sur la une, la pire des chaînes, celle qui vous fait emmagasiner le plus de bêtises avant de dormir. Je tombe sur « Star Académie » (génial, j’aurais préféré Les enfants de le Télé à cette chose immonde pour les tympans, je vous assure !). J’écoute en m’endormant à moitié. Puis, quelqu’un toque à la porte, et je me lève lourdement.
Puis, je vois que par la petite ouverture pour le courrier, il y à une lettre. Je la prends vivement, et je l’ouvre. Elle est parfumée au lilas, ma fleur préférée, et il y à écris :
« Chère Nina, Je t’invite, ce soir, au restaurant en face de ton immeuble. J’espère que tu viendras, et que tu seras contente de me voir hors du travail. Arthur ».


Mamamia ! C’est Arthur qui m’invite au restaurant, giga yeah ! Je suis super contente. Bon, ok, ce n’est pas super romantique, le restaurant, et je n’aime pas trop les pizzas, mais qu’importe, je suis aux anges. Celui que j’aime en secret m’a invitée au resto. Je n’ai plus qu’à me préparer… Promis, je vous raconte tout très bientôt !

Chapitre 2
Bon, et bien voilà, je suis prête… J’ai le trac comme pas possible ! J’ai mis toutes les chances de mon côté en entamant mon parfum, qui doit au moins être périmé depuis trois ans, mais du Coricide Chanel c’est cher, très cher ! Et même une fois périmé, de toutes manières, ça sent toujours la même odeur (ne le prenez pas mal, fan de ce parfum, mais vraiment j’ai toujours trouvé que c’était un parfum à chiottes… sauf sur moi !).
J’ouvre la porte, et là, je vois Mimi, ma très chère amie, aussi voisine de palier, qui sort en même temps. Elle se rend à l’école de théâtre, comme à son habitude. Elle y fait des études depuis six ans, et compte bien décrocher un beau métier dans l’art de la comédie. En fait, pour le moment, histoire de gagner sa vie et d’avoir assez pour payer ses cours, elle travaille à la Poste (Bougez-vous avec La Poste, qu’ils disent !), boulot pas super glorieux et super monotone mais assez facile à faire.
Ha, mais je ne vous ai même pas encore dis que Mimi est une Farfuret. Elle à le même âge que moi, c'est-à-dire vingt-deux ans. Enfin, en octobre, le trois, mais c’est proche, alors on la grandit (faut dire que ça nous rajeunit pas d’un côté…). Mimi et moi nous connaissons depuis belle lurette, depuis l’école élémentaire, si je me souviens bien, même !
Elle est un peu folle et à un caractère bien trempé, c’est agréable, ça rythme les jours monotones de nos tristes vies, à nous autres, travailleurs acharnés. Enfin, je blablate, je blablate, mais mon prince charmant va croire que je lui ai posé un lapin, si je me bouge pas les fesses (mais bon, je peux quand même papoter avec Mimi, hein !).
-Hey, ma Nina, comment tu vas ? Tu fais des sorties nocturnes maintenant ? Me demande-t-elle en descendant les escaliers à mes côtés.
-Hum… Non, tu vois, si je pouvais je serais déjà bien au fond de mon lit ! Mais figure toi que j’ai un rencard avec Arthur, alors bon, dormir ça attendra. La plus belle occasion de ma vie ne va pas me filer sous le museau !
-Hou ! Mais c’est croustillant à souhait, tout ça ! Enfin, tu sais, faut pas s’attendre à grand-chose. Tu vas dans quel endroit pour ton rencard avec ce beau gosse ? Dit-elle en me faisant un clin d’œil.
-« Chez Ginette », le tit restaurant de pizzas d’à côté… Et il me l’a annoncé avec une lettre, dis-je en me rendant soudain compte que ce n’était pas franchement cherché comment Arthur m’avait abordé. Mais c’est déjà mieux que de recevoir un vieux texto tout nul avec trois mots en langage primitif !
Maintenant, nous étions devant la porte d’en bas. Vous voyez, le genre de gros truc avec au moins trois serrures, si ce n’est pas quatre, en acier à moitié blindé. Les portes du Nord, quoi, même si on est vers plus le centre de la France. Je l’ouvre en tournant comme une dingue la dernière clé, et nous sortons sur le trottoir.
La nuit c’est beau, y’a des lumières partout, des immeubles et maisons allumées, on ne distingue plus les formes, juste des halos lumineux très apaisants. Enfin, Mimi enfourche sa bicyclette, nous nous saluons avec notre éternel symbole de la main, et elle file tranquillement sur le bord de la route, me laissant seule à mon triste sort devant le passage piéton qui me sépare du restaurant.
Je traverse tranquillement et je rentre dans le petit bâtiment. A une table, je vois Arthur, dans un costard noir, portant une cravate rouge, qui lorgne sur sa montre. Je vois bien qu’il est sur le point de partir, alors je lui lance un petit signe de la main, qu’il aperçoit. Il fait signe de se fâcher puis je m’assois à côté de lui.
Il me regarde à peine, comme si c’était une réunion de boulot. Et encore, je crois que même pour une réunion de boulot il m’aurait parlé. Je sens que je vais bien me faire chier, ce soir, hein, ça commence trop bien… Enfin, heureusement, un menu nous sépare désormais, tendu par un élégant Insecateur en costume noir, chemise blanche et cravate rouge. Très classe, waw, pour un petit restaurant comme ça ! Il faut dire que je n’étais jamais venue ! (Honte sur moi, mes chers lecteurs !)
Arthur commande une quatre fromages, et moi une campagnarde. Je n’y connais pas grand-chose en pizzas, et il faut dire que j’ai pris la première de la liste avec le mot olive… Mais bon, je verrais bien si c’est bon, après tout c’est l’occasion de découvrir l’aliment de base de l’alimentation des gens toujours pressés. J’en aurais bien besoin avec la flemme que j’ai de faire les repas à chaque fois, tiens !
Le repas est vite servi, et à peine l’assiette de Arthur est déposée qu’il se jette dessus. Je n’avais jamais soupçonné la gloutonnerie de mon prince charmant, dis donc… Mais bon. Je regarde de travers mon assiette et l’énorme pâte à pain ronde garnie avec olives, sauce tomate, jambon et autres aliments.
Je découpe une part et la fourre dans ma bouche. Ce n’est pas si mal que ça, c’est même mieux que ce que je peux cuisiner par moments… La sauce tomate me brûle juste le palais et j’avale l’olive avec le noyau. Faudra vraiment que je m’habitue à manger ce genre de choses, les olives qui ne sont pas dénoyautées ce n’est pas pratique !
Arthur a déjà fini sa pizza que je n’en suis qu’à ma deuxième part. Il se tamponne la bouche avec la nappe, croyant que c’est une serviette… Il tâche d’ailleurs le blanc avec le rouge de la sauce de tomates, puis il se lèche le coin de la bouche, en relevant un petit bout d’olive. Berk, quel porc. Il baisse dans mon estime… Enfin, j’ai fini ma pizza, j’en suis venue à bout.
Le serveur reprend nos assiettes. Bon, que va me proposer Arthur maintenant que nous avons fini de manger ? Rien. Il ne bouge pas, et regarde autour de lui. C’est passionnant apparemment alors je fais la même chose. Et c’est là que je vois Kevin, mon ami Mentali, qui mange à deux tables de là.
Kévin, il habite l’étage juste au dessus dans un immeuble. Il travaille dans une agence immobilière et à vingt cinq ans, donc deux ans de plus que moi et Mimi. C’est un Mentali très marrant et sympathique. Enfin, quand il décide d’embêter son monde il le fait bien, quand même, hein ! C’est aussi mon meilleur ami, avec la Farfuret qui me sert de voisine de palier (Comment ça j’en parle comme d’un objet ?).
Il est écrasé sur la table, attendant son dessert. Il tourne la tête dans ma direction, et ses oreilles qui étaient jusqu’alors baissées se redressent. Il sourit et se lève de sa chaise. Il se dirige vers nous, ramenant une chaise à notre table (à Arthur et moi), et s’assis avec nous, me sauvant par la même occasion la vie. Je risquais de passer une soirée des plus nazes s’il n’avait pas été là.
Arthur grogna, mais ne releva pas. Nos desserts à tous arrivèrent et nous mangeâmes nos glaces (Colonel pour Arthur, coco et pistache pour moi), tandis que Kevin dévorait une part de fondant au chocolat. Ce sacré Mentali fini avec une moustache de chocolat autour de la bouche et sur le museau. Il loucha et sortit la langue pour lécher le chocolat qu’il avait sur le nez, après quoi je me mis à rire, suivie par Arthur et Kevin.
Mais bon, la suite des évènements n’était pas fantastique, je raccourci donc. La soirée s’est bien finie, nous avons parlé de la pluie, du beau temps, et du boulot. Il paraît qu’en ce moment, la vente des maisons est assez dure, avec la Crise. Enfin, d’après ce que dis Kévin, nous, qui bossons dans une petite boîte de marketing, on ne connaît rien à l’immobilier ! J’ai déjà un appartement, et ça me suffit…
Là, nous sommes dehors, et je dis à demain à mon beau gosse. Il ne se doute de rien, j’ai l’impression, c’est marrant. Nous nous saluons, Kévin dis à bientôt à Arthur, et je rentre avec lui (Je parle de Kévin, pas de Arthur). Mon Nidorino s’éloigne dans le sens opposé et disparaît.
Le bras autour de mes épaules, Kévin m’accompagne jusque chez moi. Je n’ai pas très envie d’être toute seule ce soir, quand on passe sa soirée avec du monde la solitude c’est souvent mauvais pour la santé. Je le tanne pour qu’il reste juste regarder un film avec moi. Pour moi, ce Mentali est comme un grand frère, alors je suppose qu’il doit rester avec moi.
-Allez, s’il te plaît, reste chez moi ! Je ne veux pas être toute seule… Dis-je en faisant comme si j’étais toute triste.
-Mais je ne peux pas, Nina… J’ai d’autres trucs à faire, et puis j’ai sommeil, il est tard, rétorqua Kévin. Tu devrais te coucher à cette heure.
-Tu veux ma mort, en fait, c’est ça ? Dis-je sans même me rendre compte que j’avais l’air complètement ridicule à dramatiser comme ça. J’ai envie de regarder un film, tu sais, là, le truc d’horreur… Allez, teuplaît, viens heu ! M’exclamais-je en lui tirant le bras.
-Bon… D’accord, mais vraiment, c’est exceptionnel, hein…
-OUAIS ! Dis-je en sautant et en l’entraînant dans mon appartement.
Je m’installe sur le canapé, j’allume la télé, et je mets la chaîne où il doit y avoir le supposé film d’horreur. Ratarouille, je crois que ça s’appelle. C’est avec un Rat cuisinier qui étripe les juges culinaires… A mourir de peur d’après les critiques ! A un moment il se fait même fusillé par une mamie, et il va lui balancer un livre qui va la tuer. C’est trop passionnant, rien qu’avec ça !
Je m’installe à côté de mon « grand frère », et le film commence. Rien que la musique de début fiche les chouquettes ! Mais moi ça me berce, c’est bête, je sais… Le début montre une giclée de sang poisseux. Mes yeux sont à moitié fermés, et je baille comme un Ramoloss. Kevin regarde le film, et ne vois pas que je plonge dans un profond sommeil. J’écrase ma tête sur son épaule sans m’en apercevoir, et il sursaute, un peu gêné.
Je commence à ronfler bruyamment, et il me bouche le nez. Je crois que c’est là que j’ai senti que j’avais les oreilles qui se bouchaient. Mais bon, cela ne m’empêchait pas moins de roupiller comme une masse. D’ailleurs, je ne vis même pas Kévin partir… Car je dormais (Je me tue à vous le dire depuis tout à l’heure !).

Chapitre 3
J’ouvre un œil, puis l’autre. Je déteste le matin. La lumière me taille les yeux, et je me lève en sursaut. A la télé passe un magazine matinal sur les plantes… « Silence ça pousse », d’après le petit logo en bas. Quelle horreur, ça veut dire qu’on est au moins midi !
Je me précipite vers l’horloge qui affiche plus de quatorze heures. Holà, je vais me faire trucider par le boss…
Et c’est là que THE cerveau fonctionne : C’est le week-end. Ha, bah il me l’avait jamais fait le coup d’oublier que j’avais deux jours de repos, ce sacré cerveau… Enfin, tant mieux, au moins je n’ai pas de boulot aujourd’hui, donc je ne vais pas me faire virer. Déjà que je suis souvent à la traîne en arrivant, alors là, ça aurait été la totale !
Bref, je me dirige vers la petite cuisine, et je me fais un chocolat chaud, avec du Banania qui traîne dans les étagères. Je mets au moins six cuillères à soupe de chocolat, et je mets le reste de lait ED. Je mets mon bol lézardé dans le micro onde et je règle sur une minute. Le truc idéal pour un chocolat froid et immonde.
Mais je le bois, sans vraiment boire. Etre ensommeillée, c’est un avantage, des fois ! Enfin, bref, ce n’est pas tout, mais je ne vais pas restée enfermée toute la journée avec le beau temps qu’il fait dehors ! J’ai qu’à aller manger au McDo’, tiens, comme ça je vais manger un truc consistant… Et chaud, pas comme ce chocolat, que je viens à l’instant de recracher sur le carrelage de la cuisine, après un « réveil » minute.
Je vais me préparer, juste après avoir passé un bon coup de balai/serpillière/torchon/produit vaisselle/balayettes. L’emploi de femme de ménage me réussirait bien ! Mais je préfère encore ma boîte de marketing qui sens le plastique et le cuir neuf et où le silence règne. Parce qu’il y à Arthur… Et ça je ne l’échangerais contre rien au monde !
J’empoigne ma sacoche de cuir marron, et je referme soigneusement ma porte, pour éviter de ne la fissurer encore plus : Je viens de voir une énorme lézarde autour de la poignée de porte, et ce sera encore à bibi de réparer ce truc… Mais bon. Au moins j’aurais des trucs à faire de mon temps libre, c’est déjà ça !
Je descends mes escaliers de bois pourris, et je sors sur la rue, aussitôt finie d’être réveillée par l’horrible bruit des voitures qui passent. Je longe le trottoir, et je retrouve, contre un mur, ma belle bicyclette bleue. Je l’enfourche et je me mets à pédaler. Je retrouve le plaisir de faire du vélo (On va dire que ça faisait bien deux bons mois que ce vélo était là).
Le vent qui entre dans mes lobes d’oreilles, ma cravate qui me retombe dans la figure, mes griffes qui se prennent dans les pédales, ma queue qui se prend dans le rayon de la roue, c’est ça le bonheur de la bicyclette ! Enfin, il faut tout de même éviter de se prendre une voiture ou un lampadaire, ça fait toujours un peu mal…
Je me dirige vers Nogent, là bas il y à un McDo’, juste à côté d’une école nommée St André, c’est pour ça que c’est plein de gamins à la sortie des classe. Enfin, heureusement que c’est un collège, car du coup ça fais des décalages entre les classes ! Mais bon, trêve de bavardage, j’ai besoin de me concentrer si je ne veux pas me prendre un bus dans la face (y’en à plein dans le coin !).
Enfin, le route n’a pas été passionnante, alors passons à mon arrivée au McDo’. Pour commencer, je pose tranquillement mon vélo contre un mur, et un ballon de foot viens me défoncé la roue avant. Un gros nuage d’air s’échappe du pneu et il tombe comme un saucisson ramollo. Un bruit semblable à celui d’un ballon que l’on dégonfle sort également du pauvre bout de caoutchouc crevé.
Je lance un regard rouge aux gamins qui ont fait ça, et je lance le ballon dans la tête du plus jeune, un Laporeille avec un maillot avec marqué « Allez Zouzou ». Il tombe à la renverse et s’écrase le pompon sur du goudron frais. Il se débat et ressort tout collant de la matière noire et visqueuse. Je l’ignore et je rentre dans le restaurant.
Une multitude de personne attend devant les deux comptoirs. Je vois une immonde figurine de cire à côté de moi avec un bonhomme aux cheveux rouges, et je grimace, me reculant un peu. J’ai seulement deux pas à faire, et hop, je suis dans la queue.
Devant moi, un gros Kaïmorse obèse se gratte le derrière. Son débardeur d’un blanc sale lui arrive à peine au nombril et semble sur le point de céder. Quant à son short, il est trois fois trop serré et lui lacère le ventre. Je fronce les sourcils et tourne la tête pour ne pas voire cette vision d’horreur. J’entends juste que cet ignoble personnage, après avoir mis sa main dans son caleçon, se gratte l’intérieur de l’oreille.
Mon tour vint rapidement quand même, et lorsque j’arrivais devant le comptoir, un serveur sous les traits d’une Charmina me toisa d’un regard supérieur avec son mascara noir et empaqueté sur ses sourcils longs et fins. Sa casquette avec le logo de sa compagnie saillait parfaitement avec les espèces de couettes qui pendaient de chaque côté de son visage ; J’eau du mal à ne pas pouffer de rire. (D’ailleurs j’ai poussé une sorte de couinement étouffé…)
-Bonjour, vous voulez ? Dis-t-elle d’une voix hautaine en s’accoudant au comptoir. Y’a les Happy’smile pour les gosses, si vous voulez… Continua-t-elle en me regardant avec un œil mauvais.
-Si ça ne vous dérange pas j’aimerais que ce ne soit pas vous qui fassiez mon repas, j’ai peur de retrouver un bout de votre ongle dans mes frites, dis je en souriant narquoisement. Ha, et aussi, merci de ne pas faire couler votre mascara dans ma glace, hein, ce n’est pas bon pour le foie, les produits chimiques….
Je gardais un moment de silence. La Charmina ouvrait de grands yeux et s’était à moitié écroulée sur le comptoir. On voyait qu’elle n’avait pas l’habitude de se faire aussi méchamment jeter. Je sais, ce n’est pas gentil de se défouler sur ceux qui n’ont « rien fait », mais là j’avais besoin d’un bouc émissaire, et cette poupée rosâtre me convenait parfaitement.
-Hum, donc je disais que je voudrais un grand pot de frites, un cheese burger et une compote de pomme, dis-je comme si de rien n’était.
La serveuse se releva et me ramena un plateau avec ma commande dessus. Je sortis mon porte-monnaie et déposait un billet d’une dizaine d’euro dans une petite coupelle de plastique. Puis je pris le plateau et je m’assis à une table, seule. Je souriais, je sais même pas pourquoi, juste pour le plaisir d’avoir enfin pu me venger sur une pauvre personne sans défenses. Je sais, je suis cruelle, mais bon… Passons donc cet épisode tragique dans la vie de cette pauvre servante.
J’allais donc me régaler d’un gros hamburger et d’un bon paquet de frites. Mais d’abord, il fallait m’assurer que… La glace n’était pas trop fondue ! J’ouvris le petit pot de crème glacée « BacFleurimie » et là, je fus soulagée : La petite montagne de chantilly avait gardé sa forme initiale et faisait un joli petit sommet blanc.
J’empoignais mon hamburger, double pain avec au milieu du steak, de la salade et de la tomate, et je l’avale comme une morfale. La mayonnaise me dégouline sur le menton. Je repose mon repas à moitié dévoré et je m’essuie d’un geste de la patte. Je regarde mon paquet de frites. Les frites en question ont un air mou et immonde. Je grimace et j’en prends une qui pendouille mollement. Je l’agite comme si je voulais réanimer un asticot mort, et je fini par l’avaler.
Je fini en vitesse mes frite savant qu’elles ne ressemblent à des glaçons de pomme de terre. Et oui, cruelle est la vie de ces beaux légumes qui font partis de la famille des féculents… Etre découpé et jeté dans de l’huile bouillante n’est pas un glorieux destin, si je puis dire ! Je préférerais encore finir dans une ratatouille sous la forme de courgette molle ! Au moins je suis sûre que les enfants ne me mangeraient pas ! Quoique… Enfin, arrêtons de parler de la psychologie des légumes, même si j’en faisais un livre ça ne serait pas rentable.
Je fini également mon sandwich gras et rembourré, et je soulevais avec délicatesse le couvercle de THE best glace. On va dire que je ne m’étais acheté un repas que pour lever les soupçons, mais le vrai bonheur, c’est la fin : La Glace ! (Avec une majuscule s’il-vous plaît ! –et c’est là que je la tends comme un trésor vers le haut-). Enfin, le summum, la petite cuillère de plastique qui permet de savourer l’onctueuse glace… Pourquoi ? Tout simplement parce qu’elle ne permet pas de contenir plus de trois petits pois par cuillérée, et que c’est ça, je secret du McDo pour faire rester les clients plus longtemps.
Bref, je prends lentement la première cuillérée de la glace et la met dans ma bouche tout aussi doucement. Et là, Ô joie, elle est froide. Je suis arrivée juste après qu’ils aient remis des glaçons dans leurs congelos à glaces, quel pot, dis donc. Ça ne m’arrive pas toutes les fois où je vais au McDo, tiens ! Mais quand ça arrive, ho mamamia que ça fait plaisir ! (Oui, je sais, je suis folle, mais y’a des petites choses comme ça dans la vie qui ne changerons jamais… Et que l’on aimera toujours)
Bref, je fini ma glace en environ un quart d’heure, c’est pour vous dire et vous passer des détails. Et en plus, à la fin j’avais les dents congelées après avoir croquer par inadvertance dans le dessert glacé. C’est ce que je fais toujours, et comme par hasard à la fin, histoire de casser l’ambiance et faire s’évaporer mon tit nuage. Au moins ça me remet les pattes sur terre, et ça m’évite de m’évanouir tant je suis heureuse.
Je sors donc du McDo en sifflotant, et je retourne prendre ma bicyclette. Mince alors, j’avais oublié que la roue avant avait subit de « légers » dommages. Direction le Décathlon le plus proche, si j’en trouve un sur la route. Sinon, je vais près de celui de Auchan de Neuilly, au moins je ne risquerais pas de me paumer, et en plus, si je suis prise par un auto-stoppeur, ba il ne pourra pas dire qu’il ne connaît pas le chemin.
Je me mets sur le bord de la route et attend une bonne moitié de dizaine de minute (Donc en gros cinq minutes) avant qu’une voiture se pointe. Enfin, voiture, je devrais plutôt dire un scooter, en fait. Il s’arrête devant moi après avoir vu que j’attendais un moyen de locomotion, et il retire son casque. Et là, ho my Gad Elmaleh (Ba quoi ? c’est un de mes comédiens favoris !), je vois un des types de mon boulot. Roméo, un Azumarill qui travaille dans le même bâtiment que moi me sourit. Bien sûr, je risque toujours de croiser des gens de la boîte au Perreux, à Nogent, à Montreuil ou encore à Rosny et Neuilly, vu que ce sont des endroits fréquentés par les collègues mais bon, le voir lui…
En fait ça m’étonne surtout parce qu’il arrive en scooter, et que c’est plutôt le genre de type discret qui se balade tranquillement à pied. Mais il est très sympa, c’est vraiment le genre de personne avec qui on apprécie faire la causette. Il à une voix très calme et en général il n’embête pas son monde avec un tas de questions et des blagues stupides. Bref, une vraie crème, mais j’ai rarement le temps de le voir. En plus, il est hyper poli.
-Bonjour, ma chère Nina, tu sors du restaurant McDonald ? Dis gentiment le lapin bleuté. Non, mais parce que tu as de la crème au coin de la bouche.
Et il posa délicatement sa patte, en enlevant ce que j’avais au coin de la bouche. Il le fit avec une telle douceur que je failli sursauter (D’ailleurs c’est bizarre de sursauter dans ce cas-là !). Je lui fis un sourire timide et je passais nerveusement la main derrière ma tête.
-Voilà, là tu n’as plus rien. Dis-moi, tu faisais quoi sur le bord de la route ? Tu as besoin d’un chauffeur, où je me trompe ? Allez, grimpe, je t’emmène si tu veux ! Me proposa Roméo en me tendant un casque et en me faisait une place à l’arrière de son scooter.
Je pris le casque et je me mis derrière lui, m’attachant à sa taille de peur de me casser la tête par tête, tant c’était instable sur deux roues. J’étais quand même un peu mal à l’aise, vu que Roméo est juste un ami… Bref, le moteur lâcha quelques pets de fumée, et le petit deux roues démarra.
Une demi-heure plus tard, j’étais devant le Décathlon, en train de remercier Roméo. J’avoue qu’il m’avait prise sans même savoir où je devais aller, c’est plus que gentil. Je lui dis que je me débrouillerais pour rentrer, mais il insista pour me raccompagner ensuite. Je n’allais pas dire non, il fallait dire que ça m’arrangeait beaucoup… Je me dépêchais donc d’aller dans l’immense magasin, et je me dirigeais directement vers le rayon « Vélos ». Je pris un pneu qui me paraissait approprié à ma bicyclette, et je m’équipais également d’une pompe à vélo, au cas où, avec un sachet de ruban pour réparer les pneus crevés. Bref, cette fois j’étais parée pour toute éventualité ! Mais bon, pas le temps de m’attarder encore, Roméo risquait sinon de partir et de me laisser comme une gogole sur le bord de la route.
Je passais rapidos à la caisse, je pris juste le temps de pousser un petit cri en voyant affiché « 34€ 58 » sur la liste et de payer (Et bien sur d’emporter mes achats). Je sorti du magasin les poumons à moitié crevés, et je m’approchais du scooter de Roméo qui était toujours là. Je m’adossais contre, soufflant tout ce que je pouvais.
-Et ben dis donc, t’as fais vite ! S’exclama Roméo et désignant une horloge murale sur le haut du Auchan. Tu n’as même pas mis cinq minutes pour acheter plusieurs trucs… Et ça se voit, tu es essoufflée. Allez, monte, je te raccompagne chez toi et on prend ton vélo en route.
Et donc Roméo m’a raccompagnée chez moi, il ne faisait pas très tard, grâce à lui je suis rentrée même plus tôt que jamais. Il est même resté après, et m’a aidée à rafistoler mon pneu. Roméo est un chic type, décidemment… Enfin, bref, maintenant, il est quand même une heure assez avancée de l’après midi, et je visionne le premier opus de la saga Harry Potter. J’avais carrément oublié que j’avais les cinq premiers Dvd… J’ai l’impression que je vais m’endormir en regardant Harry entrer à Poudlard. J’ai toujours eu l’habitude de m’endormir en regardant ma télé (Même sans programme).
Bon, bah je crois donc que je vais vous laisser… Promis, demain, je suis de retour !

Chapitre 4
Dimanche… Ça risque de vous étonner si je vous dis que c’est le jour de la semaine que j’aime le moins. Dans une sélection de sept journées, c’est la plus horrible. Rien que de se dire que le lendemain le boulot reprend et que l’on doit tout préparer du coup. Hé oui, je sais, c’est bête aux premiers abords.
Mais bon, j’essaie au moins d’en profiter de cette fichue journée. D’ailleurs, ce matin, après m’être réveillée, j’ai finie la boîte de céréales Crunch, juste parce que je me suis dit qu’il fallait prendre des forces avant de passer cette dure journée. C’est aussi pour ça que j’ai fini le dentifrice et que j’ai entamé le jus d’orange (déjà à moitié vide d’ailleurs). Un matin de dimanche comme les autres en somme.
Là je suis affalée sur mon cher canapé et je grignote des pipes à sol, vous savez, les graines de tournesol salées. Je déteste la graine mais j’adore la coquille. Seul problème, ça assèche la gorge si on en mange trop. Les pattes posée sur la tablette qui se trouve en face du divan, j’observe mes griffes. C’est tout simplement passionnant, il faut dire. Je remarque même que mon gros ongle d’orteil droit est cassé.
Soudain, je sursaute, le téléphone sonne (Gaston y’a l’téléphone qui sonne mais y’a personne qui répond ! Mais si, vous savez, la chanson, là…). Je fixe l’engin poussiéreux des yeux. C’est très bizarre que l’on m’appelle. De une, j’ai juste un téléphone fixe, alors ce n’est pas pratique, du coup je donne mon numéro à quasiment personne. De deux, il est super tôt (environ dix heure et demi) et enfin, de trois, les gens ont autre chose à faire que de m’appeler, surtout un dimanche. Alors c’est même très bizarre.
J’étais tellement dans mes pensées et mes interrogations que j’oubliais de décrocher. Ma main s’en chargea toute seule. Je décochais un tout petit « Allô ? ». A l’autre bout du fil, ma boîte de marketing. Ou plutôt le secrétaire. Mais de toute manière, comme il est toujours au bureau, il pourrait presque être à lui-même la boîte entière. Je vous jure que je l’ai déjà vu dormir dans l’établissement, à l’accueil, sur sa chaise ! (Me demandez pas ce que je faisais la nuit à mon boulot, je ne saurais pas répondre !)
A l’autre bout, Mr Phil, le secrétaire (Je vous assure que c’est son prénom ! Ba oui, il en à un…), m’expliqua que la société allait subir des rafraîchissements, que des gens allaient retaper le bâtiment. Et alors, Il veut que ça me fasse quoi ? Rien, justement, ça ne changeais strictement rien. Quand il eu fini sa tirade sur le fait que de braves ouvriers allaient faire leur boulot, je lui demandais en quoi cela m’affectait.
Le silence se fit. Je crois qu’il m’a pris un instant pour une débile, puis il à pris une voie posée et m’a parlé comme à une enfant. Juré, dès que je vais au boulot lundi, je lui mets une patate juste pour le fait qu’il m’a prise pour une fillette. Puis soudain, je fais tilt juste avant qu’il ne me le dise. Le temps des grands travaux, je n’aurais justement pas de travail. Et je ne pourrais pas y aller.
Je sautais de joie dans mon petit salon et je répétais à Mr Société (Appelons le comme cela, ce sera mieux et plus facile à retenir) que dès que j’irais au boulot, je l’embrasserais. Enfin, ça reste à voire, mais la joie c’est toujours moteur d’émotions vives (J’ai lu ça dans Sciences et Vie Junior). Ha, je suis sûre que derrière son bureau, ce vieux crouton de Fouinard était super content (Du fait que des employés ne l’embêteraient plus pendant ce temps, bien sûr). Je lui demandais jusqu’à quand durait les travaux. La seule chose qu’il me dit fut « A la prochaine rentrée prochaine, Mlle Nina. »
Et il raccrocha. J’en déduisis que les vacances auraient une période plus vaste que je n’ai jamais pu en profiter jusqu’à maintenant. Vous vous rendez compte ? Je rentre en septembre au boulot, nous sommes en début juin, ça me fait trois mois de vacances ! Qui sait, peut être qu’il ne rouvrira pas avant novembre ? (Yeux qui brillent) Bref, le seul truc qui me dérange c’est que j’ai promis à ma mère que j’irais lui rendre visite pendant les vacances… Seul chose positive dans ce fait, c’est que je verrais mon grand frère et ma petite sœur, et que Kevin ou Mimi vont venir avec moi. Eux aussi ils ont promis.
N’empêche qu’aller chez ma mère c’est un vrai calvaire. A chaque visite j’ai droit à un riz au lait au raisin. Pwark, dégoutant. Heureusement que papa en est un vrai adepte et qu’il me prend à chaque fois ma part, sinon je serais morte bien des fois (Imaginez, depuis mon enfance je suis assaillie par son riz au raisin !). Mimi qui dis qu’elle à toujours rêver d’y goûter, elle va être servie.
Bref, je sors de mon appartement en faisant jouer le trousseau de clés entre mes doigts. Je vais toquer chez ma meilleure amie, le sourire aux lèvres. Personne ne répond durant quelques minutes. C’est normal, c’est pile l’heure où elle se casse la tête à réviser un Molière (Elle n’aime pas ses pièces, notez le, c’est pour ses cours). Puis, sa tête se pointe dans l’entrebâillement de la porte. Lorsqu’elle me voit, elle me fait signe d’entrer et ouvre en grand la vue sur son petit salon.
Je la laisse refermer la porte. J’observe autour de moi. C’est un peu en bazar. Mais c’est toujours comme ça quand je viens, ma Mimi ne change pas comme ça il faut dire. Elle s’assoit sur l’un de ses poufs mauves posés au milieu de la pièce et me montre le deuxième, m’invitant à m’asseoir dessus. C’est ce que je fais.
L’appartement de Mimi ce n’est qu’une seule et grande pièce. De petites étagères basses font office de rangement contre les murs. Son lit est une mezzanine aux draps colorés. Le reste est plein de costumes de scène, de bidules et d’affaires indispensables : Carnet de notes, crayons de couleurs, feuilles, masques, brosse à dent rose… Un joyeux fouillis pas si en bazar que ça, si on y regarde bien. C’est super spacieux et lumineux, et pour cause, de très grande fenêtres recouvrent les murs de part et d’autre. Et en plus le planché reflète super bien la luminosité du jour.
-Alors, Nina, tu voulais me dire quoi ? Me demande Mimi en se mettant en tailleur et en prenant ses jambes de ses pattes.
-Ba c’est génial, c’est les vacances ! Enfin, pas vraiment, mais la boîte se refait faire un petit coup de jeune, alors les employés sont mis en vacances… Et, est ce que tu serais libre pour venir ? Demandais-je avec un grand sourire.
Elle me regarda puis alla fixer son regard sur un de ses masques de théâtre. Elle me semblait assez embêtée et laissait un sourire crispé se dessiner sur son visage. Ses petites oreilles gigotaient assez lentement et ses yeux évitaient de se détacher des masques. Qu’avait-elle à se reprocher ? Je ne lui dirais rien si elle ne pouvait pas…
-Ba, Nina, écoute… J’aurais beaucoup aimé venir avec toi, mais tu comprends, j’ai les cours de théâtre… Et si je lâche la Poste, surtout qu’en ce moment ils ont du boulot, je crois que ça ne va pas passer. Et puis, je te jure que je viendrais te rejoindre quand je pourrais ! Après tout, j’ai l’adresse… M’expliqua-t-elle avec un petit air désolé.
-Tu sais, je ne t’en veux pas. Pis tu sais, hein, je saurais me débrouiller… Même si tu vas ma manquer ! Je devrais aller préparer mes valises après, je dois partir au plus tôt. Bon, dis-je en me levant, je sais ce que j’avais à savoir. Je vais te laisser réviser, du coup. Au revoir ma Mimi, on se revoit bientôt !
Bon, et c’est là que l’on commence quand même à discuter. Je sais, c’est un peu bête, mais dès que l’on à l’intention de partir, on engage une conversation. La seule chose que j’ai à dire c’est un au revoir qui me rend un peu triste. Un mois sans elle, dur, dur… Elle me fait un câlin, et je sors de chez elle. Je vais rendre visite au Mentali du dessus, le fameux Kévin, sauveur en culotte courte rose, et je lui rappelle qu’il devait partir avec moi. Il me dit qu’il me rejoindra, comme Mimi. Ba, je lui dis que ce n’est pas bien grave et je lui dis à bientôt.
Ha, ils vont me manquer, en plus je vais me retrouver seule avec ma mère, quel bonheur… Heureusement que mon père sera là ainsi que mon frère et ma sœur. Candisse, ma petite sœur, m’a envoyée une lettre récemment (bourrée de fautes, elle n’a que sept ans) à laquelle j’ai répondue. J’ai ensuite eu droit à un mail qui disait un simple bisou. Mais bon, ça fait quand même plaisir d’avoir des nouvelles. Je ne sais pas pourquoi je dis ça, sans doute juste parce que je viens de voir la boîte aux lettres de ma petite Farfuret.
Je retourne chez moi, et puis je commence à fouiller partout à la recherche de ma valise. Il faut dire que cela fait bien longtemps qu’elle ne m’a plus servie… Enfin, je regarde au dessus de l’étagère du couloir d’entrée, aidée par un tabouret bancale, et je déniche ma vieille amie en cuir bleu marine, toute poussiéreuse. Je la tire (faut dire que ça pèse deux tonnes ces trucs-là…) et elle vient s’écraser sur mon pauvre pied. Je pousse quelques jurons, descend complètement du tabouret maintenant souffrant et je continue de m’énerver tout en me massant le gros doigt d’orteil.
Je traîne ensuite la bête jusqu’à ma chambre, fourre dedans des cravates propres, ma brosse à dent bleue (classique, je n’aime pas les brosses électriques), mon ordinateur portable, un miroir et une loupe (pas pour me refaire une beauté, pour observer les animaux), mon herbier, mon bob délavé et d’autres trucs. Et pour finir, un bouquin gros comme mon poing, pour ne pas m’embêter durant ces longues soirées chamalow, identiques à celles des scouts.
Puis je mets une montre à mon poignet (pour calculer le temps qu’il me reste avant de devoir me coucher, onze heures maxi avec ma mère). Je m’assois lourdement sur mon lit qui était derrière moi, et je soupir. J’ai encore des billets nocturnes pour le train à réserver et la valise à trimbaler, tout ça sans voiture.
Je regarde d’un petit œil crispé le téléphone posé sur la table de bois de chêne massif, celle du salon, posée face au mur séparant le mur et la pièce de séjour. Je vais l’utiliser de nouveau, tiens… Deux fois dans une journée, il en à de la chance dis donc ! Je saisi l’engin et colle le combiné contre ma (grande) oreille. Je compose le numéro de la gare la plus proche. A l’autre bout du fil, une femme à la voix fluette (autrement dit d’hôtesse de l’air) me demande ce que je veux. Ba, commander des billets, quelle question tiens !
Elle me propose un train vers la contrée pommée de chez ma mère, dans quelques heures, version nocturne et tarif réduit. J’accepte, donne mes coordonnées pour avoir les billets sur place, et elle raccroche. C’est vraiment une galère de trouver les bonnes phrases sans avoir l’air d’une abrutie. Bref, bref, il faudra quand même que je parte dans quelques minutes, la gare n’est pas à côté.
J’empoigne la valise, la met sur mon dos, m’écroule à moitié sous le poids, et je me redresse avec la bouche crispée. Je me broie la mâchoire inferieure avec mes dents, les mains lacérées par l’horrible poignée de la bête bleuâtre. Quelle torture, mais quelle torture… La prochaine fois, c’est décidé, j’opte pour un sac à dos ! Et d’ailleurs j’aurais mieux fait de m’y mettre avant… (Je sens que je vais mourir dans d’atroces souffrances, avec des courbatures et autres horreurs !)
Je descends les escaliers bruyamment, comme à mon habitude, mais plus lentement, avec cette charge sur le dos. Je souffle comme un phacochère et je me courbe sous le poids, retenant une larme. Bon, d’accord, j’en rajoute un peu, deux ou trois cravates n’ont jamais tuées… Mais pour une personne comme moi qui n’a pas l’habitude de soulever altères et autres, ça tue come si un chameau vous prenait pour sa monture (Alors que normalement c’est l’inverse).
Ensuite, je me débrouille pour choper en hâte un RER menant à la gare. Entre ces quatre murs pleins de graffitis, assise sur mon strapontin, un peu ballotée par le mouvement du train, j’ai l’impression que les regards sont rivés sur moi. Pas des regards mauvais ou tristes, juste des yeux fixés sur moi. Oui, ça m’arrive souvent et en plus c’est rarement le cas. Sauf maintenant, mais c’est plutôt ma valise la cible.
Le train sonne l’arrêt, et je sors. Il fait déjà nuit et je me dirige à grands pas vers le quai indiqué sur le panneau. Je récupère en passant, à un guichet où une « Miss. Hotessdelaire » m’accueil avec un sourire faussement joyeux. Elle me tend les billets, et je me barre vite fait vers le quai. Je monte dans le wagon (le dernier, évidemment, juste pour que ma souffrance dur) et je m’écrase sur le fauteuil m’étant attribué. Je souffle un grand coup, monte ma valise au dessus de moi et j’en sors avec difficulté un petit sac à dos orangé, avec à l’intérieur le matériel indispensable pour les voyages en train.
D’autres voyageurs me rejoignent dans le carré dans lequel je me suis installée. Je gribouille avec enthousiasme sur une feuille, comme une enfant. Mes dessins sont horribles, mais bon, on dira que c’est fait exprès. Quoi, comment ça je dois les mettre ? Non, c’est confidentiel (sauf quelque uns). Classé FBI, certifié cacheté par la société d’espionnage du Groenland. C’est ce que je disais à ma mère quand j’étais petite, lorsqu’elle voulait lire ou regarder dessins ou écrits que j’avais fait.
Ha, que ça va être long… Le train démarre lentement et je suis légèrement secouée. Je grommelle et regarde le trait qu’a esquissé mon crayon à cause de la secousse. On dirait une moustache. Je m’empresse de le gommer et je m’écrase au fond de mon fauteuil. L’espèce d’horrible moquette qui recouvre ces derniers gratte affreusement le dos. Une véritable calamité. Mais comme je pense à tout, j’ai ramené mon grand drap, que je mets dans mon dos. Une légère bosse vient se nicher dans mon dos. Je gigote puis je glisse un peu, la tête juste au dessus du niveau de la tablette où mon dessin et posé.
Je regarde par la fenêtre de double vitrage. Des paysages obscurs défilent. La ville est encore d’actualité, la campagne attendra. Je vois deux ou trois passants passer (que fait un passant sinon passer ?). Les rails du train font un bruit éteint. Comme si cela me berçait, je ferme les yeux. Saviez vous que les trains nocturnes sont plus pratiques pour dormir que les chambres ? Ba, de toutes manières, dans quelques heures, je suis chez ma mère, Villa Gamberge, je retrouve Peter, mon frère et Candisse ma sœur. Autant en profiter pour dormir, je vous raconterais mon arrivée quand ça arrivera… Et je plonge dans un sommeil profond, comme les autres passagers.

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MessagePosté le: Aujourd’hui à 11:07 (2018)  La Vie de Nina -->







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