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Dark Doll, The headstock of the Hells
Helias
MessagePosté le: Jeu 27 Aoû - 19:51 (2009)  Dark Doll, The headstock of the Hells --> Répondre en citant

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Inscrit le: 27 Aoû 2009
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Une ombre se faufilait dans le cimetière. De la brume recouvrait la surface noircie des tombes. Cette silhouette noire avançait en lévitant, lentement. Comme si elle cherchait quelque chose, Branette plissait les yeux. La poupée vivante errait, en effet, à la recherche de quelque chose. Ou plutôt de quelque un…
Ses yeux rouges luisaient comme des lucioles dans la nuit. L’étrange calme du cimetière en aurait fait fuir plus d’un. Mais Branette n’est pas dans ce monde, celui des vivants, en chair et en os, par hasard. Elle ne peux pas trouver l’éternel sommeil tant qu’elle ne se serra pas venger de celui à qui elle avait accordé sa confiance, celui qui l’a lâchement abandonnée, comme une vulgaire chaussette.
Cet homme devrait payer, même si elle l’avait aimé autrefois. Branette se souvient encore, de cette nuit calme, où ils marchaient tous les deux dans la neige. C’était un jour de fête, pour les humains, et il faisait froid. Le brave Pokémon suivait son dresseur avec beaucoup de mal, mais il ne pouvait se permettre de l’abandonner. Pourtant, lorsqu’elle eu les pieds gelés, car à cette époque il en avait encore qui lui permettaient de marcher, la pauvre poupée s’écroula à genoux, la tête dans les pattes.
Son dresseur s’était retournée, et s’était approchée d’elle, l’encourageant à se relever. Mais Branette n’en pouvait plus. Elle se releva pourtant tant bien que mal, mais retomba immédiatement. Ses forces l’avaient abandonnée, le froid lui avait fait perdre ses dernières forces. C’est cette nuit de Noël, où son meilleur, son seul ami l’a laissé tombée. Il s’est éloigné, jetant à peine un regard derrière lui. Branette l’a vu disparaître dans la brume, s’évanouissant comme une ombre de fantôme. Branette entend encore retentir dans sa tête les pas qui crissaient dans la neige.
Cette nuit, elle est morte de froid, après s’être traînée contre un sapin gelé. Cette nuit, elle s’en souviendra à jamais, et elle a promis dans ses dernières pensées de ne plus jamais chérir un homme, et de se venger de la trahison qui avait été faite. Pourtant, aujourd’hui, Branette erre toujours à la recherche de son ancien ami.
Cela faisait bientôt un an que son esprit vivait seul dans ce cimetière, en attendant que le destin la rattrape. Mais elle n’espère plus, maintenant, elle veut juste en finir. Son corps n’est plus que volute, et elle n’est plus qu’une âme qui pousse des cris mélancoliques tous les soirs… Elle vit dans la nuit éternelle.
Cette nuit, elle médite sur ce qu’elle aurait toujours dû faire : partir de ce cimetière pour assouvir sa vengeance. Mais c’est comme si elle était attachée. C’est l’endroit où elle était morte. Quelques mois avant, elle à découvert que derrière le sapin où elle à périt se cachait un recueil de tombes. Elle s’y est réfugiée, espérant avoir de la compagnie.
Mais Branette est aujourd’hui aussi seule que quand elle a été recueillie par son dresseur. Elle se languit de ce brouillard permanent et de ces tombes moisissantes qui jonchent le sol. Même la complainte des esprits du soir ne lui fait plus rien ressentir.
Alors, l’âme en peine s’arrête, et lève la tête vers le ciel obscur. Elle admire la lune blanche qui est perchée tout là haut, au milieu des étoiles. Puis, elle pousse un long cri perçant qui ressemble à un pleure. Branette laisse ses yeux se fermer, et tournoie lentement dans les airs, en poussant des cris saccadés, façons pour les spectres de rire.
Puis, elle se repose, assise, sur le sommet d’une tombe. Les genoux serrés, les mains dessus, le Pokémon admirait ses pattes. Après tout, si il quittait ce cimetière à la recherche de celui qu’il avait vu pour la dernière fois il y à une année.
Branette se releva, et lévita jusqu’à chacune des tombes. A chaque fois, elle touchait légèrement les inscriptions gravées, et à chaque fois ces dernières s’illuminaient, comme si elles avaient en elles un démon qui tentait de s’échapper. En réalité, la poupée grise faisait ses adieux aux occupants du cimetière. Cet au revoir était éternel, car la poupée noire s’était promise de ne pas faillir, et de se venger sans hésiter.
 

Plus tard dans la nuit, quand l’aube pointait presque, Branette s’en alla, flottant dans la brume épaisse. Bien qu’elle n’avait plus de corps, elle ressentait le froid ambiant, et c’est presque si elle frissonnait. Sa tête bouillonnait, et les idées se bousculaient dedans. Tout d’abord, comment retrouverais-t-elle sa victime ? Et ensuite, comment en viendrais-t-elle à bout ? Tant de questions auxquelles elle ne pouvait répondre.
Enfin, de toutes manières, elle s’était promise qu’elle réussirait, alors c’est ce qu’elle ferait. La poupée des Enfers tenait toujours sa parole…
 

Branette avançait lentement, faisant baisser légèrement l’herbe à son passage. Le Pokémon s’était éloigné depuis un bout de temps du cimetière. Elle était désormais dans un champ avec quelques arbres qui poussaient ou qui avaient poussé sur les côtés. Branette ne savait pas très bien où elle allait, mais son instinct lui dictait de suivre ce chemin. Alors, c’est ce qu’elle faisait.
Après l’immense champ, on pouvait voir des buildings grisâtres et immenses se dresser à côté d’usines qui crachaient des monticules de fumée. On se rendait vite compte que c’était une ville industrielle qui coupait avec la verdure environnante. La poupée grise avait, à une époque, vécu dans ce type d’endroit : l’air y était horrible à respirer, et on se faisait bousculer par tout le monde, si ce n’était pas se faire directement écraser.
De plus, on trouve pleins de boutiques multicolores qui sont écrasées entre deux façades d’immeubles, avec sur le seuil des marchands qui crient à bon entendeur que leurs produits sont les meilleurs… Sans oublier les horribles poissonniers ou bouchers qui vous hurle dans la figure avec leur haleine de thon ou de faisant !
Enfin, un endroit complètement horrible que le Pokémon répugnait à revoir… mais l’enjeu était de taille, si c’était ici que se cachait ce qu’elle cherchait… En tous cas, elle continuait d’avancer en effleurant les plantes qu’elle survolait. Comme si elle avait encore une enveloppe charnelle lui appartenait encore, Branette posait une patte devant l’autre… Et si, son dresseur ne pouvait la voir ? Aucune importance, cela ne lui faisait ni chaud, ni froid –on peut même dire qu’elle s’en fichait.
La nuit commençait à tomber, et des lumières semblables à de petits lampions s’échappaient de la ville. On aurait même pu prendre les immeubles pour des serpents, si ils n’étaient pas à la verticale. Branette s’arrêta un court instant pour admirer cette ville. La nuit, c’est vrai, tout prend une autre dimension, et el calme s’installe.
La poupée était arrivée devant l’immense cité, et observait attentivement les voitures qui roulaient dans les rues. Les piétons ne prêtaient pas d’attention à Branette, ce qu’y l’arrangeait plutôt. Mais il fallait qu’elle entre dans la ville si elle voulait avoir une chance de finir ce qu’elle avait commencé.
Elle s’engouffra donc entre deux immeubles, et atterrit sur un trottoir. Le Pokémon continua son chemin, en traversant quelques routes où les voitures passaient. Elle eu droit à des dizaines de bruits de klaxons, et elle déclancha un accident… De quoi ne pas passer inaperçue, en tous cas !
Puis, son regard croisa le sien. Elle l’avait vu…
Sur le trottoir d’en face, se tenait tout raide celui qu’elle cherchait. Il avait changé de physique, mais Branette sentait toujours en lui le soir de sa mort. Il ne culpabilisait pas, la poupée en fut blessée. Son regard était toujours le même : Celui d’un dresseur irresponsable, qui n’avait pas encore acquis certaines choses.
Aucun passage quelconque n’était visible dans la petite ruelle. Comme si c’était un jeun, un jeun programmé à l’avance. Mais Branette ne jouait pas, et elle riait encore moins. Son cœur se serra en voyant que du bâtiment qui était derrière l’humain sortit un Pokémon. Pour être enfin libre, elle ne devrais pas accomplir un, mais deux meurtres… C’était une sorte  d’écureuil blanc avec des oreilles bleues et une queue toute aussi bleue, qui se joint à sa victime.
Branette s’approcha lentement, et s’arrêta devant l’humain et son Pokémon. Son esprit bouillonnait, et s’impatientait. Mais elle allait prendre son temps, comme le froid avait fait pour la tuer. Elle avait tant attendu ce moment. Un an de solitude, un an dans ce cimetière glauque.
La commissure de la bouche de Branette se releva légèrement, en signe de sourire que l’on peut qualifier de sadique. L’heure était enfin arrivée. Le Pokémon écureuil couina, sentant que quelque chose clochait. Son dresseur lui ordonna de sauter sur la poupée. Et c’est ce qu’il fit, sans se demander ce qu’y pouvait l’attendre.
Branette bougea.
Elle saisit la petite bestiole par le cou, en plein vol, et la leva dans les airs en la fixant. Ses yeux étaient légèrement plissés. Le petit Pokémon couinait en se débattant furieusement, manquant à plusieurs reprises de se casser un membre tout seul. Branette le stoppa en resserrant son étreinte, lui empêchant ainsi de bouger, voir même de respirer. Le rongeur mourut rapidement, et Branette le laissa tomber à terre, sans aucun remord. Pourtant, au fond, elle était étonnée de ce qu’elle venait de faire.
Maintenant, c’était au tour du dresseur d’y passer. Branette savait qu’elle n’aurait pas besoin de le toucher : Quand elle est morte, elle à rapidement découvert qu’elle pouvait faire fuir les âmes des vivants.
La poupée fixa celui qu’elle connaissait. Il était grand, assez mince, portait des habits noirs de cérémonie, et avait des cheveux bruns en épis. Il avait changé, mais Branette le détestait toujours autant. Alors, elle décida d’en finir rapidement.
L’humain fut rapidement entouré par une aura bleutée. Il tentait tant bien que mal de se dégager d’une force invisible. Il suffisait à Branette de fermer les yeux pour que le dresseur perde son âme. Mais, juste avant, elle poussa un dernier cri à la lune : c’était celui de la victoire. En même temps, ses yeux se fermèrent lentement.
Le corps du garçon tomba à terre, sans vie. La poupée s’immobilisa, et son âme s’envola vers le ciel. Elle pouvait enfin reposer en paix.
 

La vengeance est un plat qui se mange froid, comme la nuit d’hiver où elle est morte. Branette le sait, elle s’est punie en tuant, mais son âme est en paix…


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